Ocarina of Time est l’un des (nombreux) jeux ultra cultes que je découvre très récemment, comme ce fut le cas pour FF7, Chrono Cross, Okami ou (bientôt) Persona 3. Et au final je ne regrette pas du tout de faire mes gammes, tant j’enchaine en général les bons jeux. Fait dans sa plus récente version 3DS, OOT ne manque pas de qualités et ne doit pas sa réputation qu’au fait que ce soit un jeu d’enfance de beaucoup de fans. Le jeu possède un scénario classique, à la Zelda, mais qui ne se charge pas de trop de dialogues pas nécessaire, et présente un univers franc, direct, pour lequel l’ambiance passe avant tout par le côté onirique de l’atmosphère, qui se ressent par le visuel et le sonore. Le jeu est bien géré sur ce point-là, avec une cohérence graphique et sonore presque parfaite, et sublimée par l’interaction directe avec celle-ci, notamment via les mélodies à réaliser à l’ocarina, ou le voyage dans le temps, qui permet de voir sous plusieurs point de vue des mêmes villes ou donjons.
Graphiquement, le jeu sur 3DS est très réussi, il est très propre et coloré, et la 3D est réussie. Il peut parfois se révéler assez vide, mais c’est probablement dû à la version d’origine et aux restrictions de la N64 à l’époque. Musicalement c’est superbe et les musiques orchestrales aident vraiment à rendre certains moments du jeu passionnants. Le gameplay n’est également pas en reste, et s’en sort vraiment bien quand on considère que cet épisode est le premier en 3D de la série. Bon il existe certes quelques approximations, comme le lock de Navi de temps en temps ou les missiles pas toujours faciles à diriger. Mais globalement on y arrive très facilement, sur 3DS du moins. Enfin, le jeu se défend vraiment pas mal niveau contenu, une 30aine d’heures pour l’histoire principale sera nécessaire, et le jeu possède quelques quêtes annexes (vraiment élaborées), et le master quest est disponible dans cette version 3DS.
Au final, une expérience plus que satisfaisante, un jeu culte qui mérite sa réputation. Le jeu est très agréable à parcourir et au final on ne voit pas les heures passer, et on reste accroché devant une histoire classique mais qui parvient à se montrer grandiose et attachante. Sans doute la marque des grands jeux.