Ca fait presque un an et demi que je n'avais pas fini de nouveau jeu. La faute a un élan de nostalgie qui m'a fait faire une pause dans mes jeux en cours, pour replonger et finir quelques glorieux jeux du passé 16 et 32 bits :
Secret of Mana
Chrono Trigger et Cross
FF6 à 9
Secret of Mana fut le premier de la liste, et a bien failli me couper net dans mon élan. Je m'attendais à ce que ces jeux aient vieilli, mais pas autant. Du moins pour celui-là. Je me suis presque forcé à le finir alors que j'en gardais une image sympathique. Je n'avais pas souvenir qu'on passait autant de temps à combattre, et encore moins que ces joutes étaient si tristes et mollassonnes. Qu'Est-ce que c'est lent ! Et les menus pas du tout ergonomiques n'aident pas, bien au contraire. Ce fut une bien mauvaise expérience. J'avais prévu d'enchaîner avec Seiken 3, mais du coup je me suis abstenu pour ne pas noircir l'excellente image qui me restait de ce jeu.
Chrono Trigger ensuite, version Snes US, qui pour le coup est conforme à l'image que j'en avais : un bon jeu, agréable à jouer mais pas le hit ultime souvent décrit. Néanmoins contrairement à Secret of Mana, il garde une fraîcheur intacte, même aujourd'hui. Les combats et les rouages n'ont pas vieilli et sont toujours efficaces, l'univers est sympathique et l'ambiance graphique est agréable. Malheureusement je confirme que la bande son est vraiment trop inégale. J'ai toujours eu du mal avec cette OST, malgré quelques bonnes pistes, c'est toujours le cas. Surtout, il manque de la densité et un côté épique à l'aventure et au scénario pour que je le considère comme un grand jeu.
Un grand jeu qu'est sa suite, Chrono Cross. Je crois que c'est la première fois que j'enchaîne Chrono Cross tout de suite après Chrono Trigger. Toujours le même constat : quel jeu, quelle ambiance, quelle bande son. Je me suis régalé comme à la première fois. Une ode au voyage et à l'aventure, savoureux de bout en bout. De plus enchaîner les deux met vraiment en avant les liens entre les jeux. Ca n'a pas vieilli c'est toujours aussi bon.
Puis les FF, tous enchaînés, du 6 au 9 pour la première fois aussi. FF6 d'abord, un vrai grand jeu, parfaitement calibré, parfaitement équilibré, un épisode qui fait preuve d'un bon goût absolu, sans aucune fausse note. Le jeu qui a fait évoluer le genre RPG dans une autre dimension. Malgré ça, pour l'apprécier à sa juste valeur en 2014 (enfin 2013 pour moi...) je ne peux m'empêcher de penser que la fibre nostalgique joue un grand rôle et je ne suis pas convaincu qu'un joueur le découvrant aujourd'hui, avec les références qui sont les siennes saisissent toute la hype qui a pu entourer ce jeu.
FF7, malgré un très léger coup de vieux reste mythique à bien des égards. Très dense, très étoffé, avec un casting de premier choix, un univers génial et un scénario passionnant ponctué par des climax de fous furieux. Seule la mise en scène est devenue, à quelques endroits, un poil poussiéreuse. Mais vraiment rien de méchant. Et le système de materia est toujours aussi bonnard. Du lourd.
FF8 étant l'épisode m'ayant le plus déçu, j'avais quelques craintes à m'y lancer. Ce fut une (très) agréable surprise. Je ne sais pas si c'est le niveau d'excellence quasi constant de cette génération de jeux 32 bits qui m'avait rendu aussi exigent et critique envers cet épisode, mais pour le coup j'ai vraiment passer un bien meilleur moment qu'à sa sortie. Il reste un ton en dessous les 3 autres épisodes que j'ai rejoués, mais ça m'a semblé beaucoup moins flagrant qu'à l'époque. Il y a un point particulier sur lequel je revois mon jugement, c'est l'histoire. Dans mes souvenirs deux points noirs : une histoire mal répartie et un traitement souvent mielleux des thèmes abordés. Je n'ai pas du tout ressenti ça sur cette partie. Si je regrette toujours le peu de soin apporté aux persos secondaires de l'équipe, j'ai trouvé l'histoire très bien construite, bien mise en scène et l'intrigue intelligemment dévoilée. Même constat pour le couple de héros, le jeu fait d'eux, de leurs pensées et de leurs sentiments le point central de l'histoire. Et finalement il le fait bien, très loin de la mièvrerie que j'avais en souvenir. Un jeu qui remonte largement dans mon estime après cette partie.
Et j'ai fini par le meilleur : FF9. Près de 15 ans après, j'ai autant pris mon pied qu'à sa sortie. Une partie qui le conforte comme mon épisode préféré de la série et mon classical Rpg de référence. Un CD1 qui fait office de perfection vidéoludique en matière de rythme et de mise en scène, et une suite ponctuée par des climax dantesques. J'espère un jour rejouer à un jeu affichant un tel niveau de maitrise.