Et puis tu sais, il y a des profs remplaçants qui tournent un peu partout (d'ailleurs le fait qu'il y ait des profs remplaçants exprès qui sont presque toujours occupés, ça t'intrigue pas ? :p), je peux te dire (et là je t'assure que j'en connais) que c'est souvent pour remplacer des profs qui prolongent leur week end, pas forcément par maladie :rolleyes: (mais bon, tout le monde le fait ça hein, même dans le privé).
Hum, tu sais, les rectorats n'envoient des vacataires ou des TZR que pour des remplacements d'une durée supérieure à deux semaines (par contre, rien n'interdit au chef d'établissement de solliciter ses assistants d'éducation pour ça). Alors, non, je ne crois pas que "c'est souvent pour remplacer des profs qui prolongent leur week end" que les remplaçants sont utilisés. Cela a peut-être été le cas il y a quelques années, mais ce n'est plus le cas maintenant. D'ailleurs, il n'est pas rare qu'un prof absent reste non-remplacé pendant plusieurs semaines dans certaines académies, le temps que le personnel (débordé) du rectorat trouve le temps de s'en occuper, le temps qu'ils trouvent quelqu'un pour ça (les TZR ne sont pas légion non plus), etc.
Enfin, ça n'excuse en rien les profs qui prolongent leur weekend par des arrêts de travail, comme tu le dis. C'est bien une réalité, très minoritaire, mais une réalité néanmoins.
Pour en revenir au débat de départ, j'ai eu pour ma part la chance (ou malchance, c'est selon) de bosser pour deux ministères (dont un en tant qu'éphémère titulaire) et pour des employeurs privés. J'ai pu constater que niveau "fainéantise", c'était à peu près kif-kif, à savoir: "ça dépend des services ou de la boîte concernée".
Juste que l'approche du travail n'est pas la même que l'on soit fonctionnaire ou salarié du privé.
Pour ce qui est du boulot de prof, faut bien avouer que, de toutes les professions, c'est celle qui dispose du plus de temps libre (dans le public ou le privé, la masse horaire annuelle est sensiblement la même; de toute façon, les profs du privé sont aussi majoritairement des fonctionnaires, contrairement à ce que beaucoup croient). Ce n'est qu'une réalité objective, les profs font statistiquement moins d'heures que les autres professions. Par contre, cette appréciation ne tient pas compte de la fatigue nerveuse, laquelle dépend du lieu et des classes dont l'enseignant peut avoir la charge (il y a une grosse différence entre les classes prépas d'un lycée de centre-ville et les classes industrielles d'un lycée pro de banlieue).
Pour ma part, je crois que je n'ai jamais fait aussi peu d'heures effectives de travail que cette année, et pourtant je n'ai jamais été aussi crevé, même lorsque je faisais de la vente ou du magasinage...