Merci pour cette petite leçon, mais puisque le terme de démocratie indirecte existe, et définit notre système aujourd'hui (ton avis ne change pas l'utilisation et la définition du terme) dans lequel a eu lieu l'élection de Copé, je pense qu'il est plutôt recevable et qu'il ne consiste en rien en amalgame.
Tu peux remettre en cause l'utilisation du terme démocratie (indirecte) à notre système, je conçois, mais puisque c'est un fait que nous l'utilisons, je pense que tu es un peu HS en me reprenant quand je pose ma question à Elincia qui à mon avis utilise le terme de la même façon. Avis personnel, bien sur.
D'ailleurs, si tu pars du principe que nous ne sommes pas en démocratie, je crois que la remarque d'Elincia n'a aucun sens, et tu aurais pu le reprendre lui directement :sensei:
Mon avis ne change en effet rien sur l'utilisation du terme ni sa définition, mais cette dernière n'est pas de moi justement.
Je t'ai repris et non Elincia car j'ai considéré que sa phrase ("triste jour pour la démocratie") ne s'appliquais non pas à l'élection de Copé en elle-même mais aux conséquences que cette élection peut avoir sur la démocratie existante de manière générale, en gros un individu assimilable à l'extrème droite (disons "droite très dure") se retrouvant dans cette position.
J'ai peut-être mal compris le sens de sa remarque (à lui de confirmer ou infirmer), mais ses propos ne me semblaient pas associer démocratie et suffrage universel. 🙂
C'est pas à moi que tu dois dire ça mais à ceux qui ont défini le terme de démocratie indirecte, et à tous ceux qui nous appris que nous étions dans une certaine forme de démocratie. La définition est telle qu'elle est, et globalement acceptée aujourd'hui. C'est d'ailleurs dans ce cadre (je me répète) qu'Elincia l'utilise, je pense.
Je ne pense pas que l'utilisation systématique d'un terme à mauvais escient soit justifiable, surtout des termes aussi "importants". Certes cette définition est consensuellement acceptée mais elle l'est je pense à tord, d'où ma remaque.
Dire que nous sommes en démocratie ou dire que nous sommes sous un régime oligarchique n'ont rigoureusement pas les memes implications, les mots conditionnant énormément les idées.
Après, je sais parfaitement que je pisse dans un violon, je ne m'imagine pas un instant changer quoi que ce soit mais à mon petit niveau j'essaye d'éviter ce genre d'erreurs. 🙂
L'un des défauts majeurs du suffrage tel qu'il existe en France est le fait que le vote blanc soit comptabilisé de la même façon que l'abstention. Cela veut dire que les gens qui se sont exprimés, et qui ont refusé l'ensemble des candidats proposés sont considérés comme n'ayant pas pris la peine de s'exprimer : il n'y a rien de plus faux...
Pour imaginer une exemple extrême, mais qui illustre cet état de fait : si lors d'un second tour de présidentielle, nous avons : candidat 1 - 15%, candidat 2 - 10%, vote blanc - 75%, alors le candidat 1 sera élu... Cherchez l'erreur...
Cela étant dit, je conçois que la question "Comment intégrer le vote blanc dans le processus de suffrage en France ?" soit une question compliquée...
La gestion du vote blanc est en effet une abhération, sans oublier qu'il est même associé au "vote nul" (qui n'a absolument rien à voir)...
J'avais lu une suggestion quelque part invitant à obliger à des tours suplémentaires lors d'élections tant qu'un candidat n'obtenais pas 50% de l'ensemble des suffrages, vote blanc inclus, quitte à faire 10 tours lors d'élections (ou en recommançant au premier tour si personne ne ressort après 4 tours).
Difficile à mettre en place, mais je trouve l'idée pas forcément idiote.