Fini Folklore /b.
Une aventure tout simplement exceptionnelle. Ce furent 15 heures magiques, qui resteront longtemps gravées dans ma mémoire. Je comprends vraiment pas comment un tel jeu a pu passer inaperçu comme ça. Alors oui, la répétitivité liée à la présence de 2 personnages au gameplay similaire a, je pense, refroidi plus d'un joueur. Mais tout le reste du jeu est tellement dingue! C'est juste du WTF à tous les niveaux, et ce du début à la fin.
Le gameplay d'abord, est foutrement efficace. Je me suis pas ennuyé une seule seconde, même en recommençant un chapitre avec Keats. Les folks sont très nombreux, et tous totalement différents (quelques doublons, mais les effets ne sont jamais les mêmes), autorisant des centaines de combos, et rendant le jeu très tactique. Le sixaxis est utilisé à merveille également (c'est bien le seul jeu dans ce cas sur la machine de Sony...). Seul regret peut-être : les augmentations de niveau ajoutent 10 pvs et... c'est tout. Donc le grinding est tout sauf nécessaire, et on se sent jamais vraiment overpowered. Par contre les compétences à développer pour chaque folk rendent le tout vachement jouissif, pour qui veut avoir une team bien puissante et variée.
Quant aux graphismes, c'est un pur orgasme visuel. Peut-être pas au niveau de ceux de FF XIII (la référence selon moi), mais ça arrache bien la gueule (Undersea City, Warcadia, Netherworld Core, Land of the Faerys...). C'est un bonheur de parcourir le jeu, et chaque panorama décroche la mâchoire. La direction artistique est exemplaire, une nouvelle référence pour les RPGs selon moi. Les folks (Bug-a-Boo représente à la perfection mes cauchemars de jeunesse), les persos (Keats), l'agencement des niveaux, les lumières super bien choisies... un régal. L'OST n'est pas en reste, avec un main theme et ending theme divins,ainsi que la musique de la baston finale qui poutre à mort (vraiment épique d'ailleurs le boss de fin).
Et comment ne pas parler de Folklore sans évoquer son scénario, qui n'échappe certes pas à certains clichés, mais qui est construit à la perfection. Toutes les scènes se déroulent dans l'ordre idéal, l'histoire avance à un rythme parfait, et les révélations qui déboîtent commencent à arriver dès les premières minutes de jeu (pour ne plus finir... qu'à la fin du jeu). C'est probablement le meilleur scénario qu'il m'ait été donné de suivre dans un RPG (et dans un jeu-vidéo tout court d'ailleurs). Un tel scénario adapté au cinéma ferait un carton phénoménal. Les deux derniers chapitres du jeu sont particulièrement géniaux, avec des rebondissements à foison,et une explication enfin concrète des événements précédents. Tout s'imbrique parfaitement, et le joueur ne peut que s'extasier devant autant de révélations.
A ce titre, les dernières scènes du jeu sont au premier plan. En un mot : orgasmiques. Tout ce qui tourne autour de Keats, Scarecrow et Livane est totalement renversant (je suis encore sur le cul). Et ce dialogue final... On ressent toutes les émotions des persos, on comprend leurs intentions, leur passé, leur futur, et c'est simplement super émouvant (oui, j'ai failli lâcher ma larmichette). Foutu Keats, comment peut-on autant puer la classe... Ca devrait être interdit.
En bref, vous l'aurez compris, Folklore est plus qu'un coup de coeur. C'est devenu pour moi une référence, et je comparerai désormais mes prochains RPGs non pas seulement à Skies of Arcadia et Chrono Trigger, mais aussi à Folklore. Je compte pas lui attribuer une place sur mon podium avant un certain temps, puisque mes réactions à chaud sont souvent un peu faussées par mon excitation.
4,5/5
Joué et approuvé par Mizuti, une perle vidéoludique injustement boudée.