Fini Ni no kuni !
C'est un très bon jeu, ainsi qu’une expérience vidéo-ludique singulière, en ce sens que pour avancer dans le jeu, il faut s’équiper du livre vendu avec ! Très bel ouvrage en couverture cartonnée, tout en couleur, et bourré d’illustrations en tout genre. C’est un complément au jeu : en plus des indices nécessaires à la résolution de quelques énigmes, il apporte un plus non négligeable à l’univers. Des petites histoires et anecdotes viennent ainsi compléter le déroulement de l’histoire, et fournissent une multitude de petits détails et précisions sur le background qui entoure le jeu. Je trouve le principe assez sympa, même si au final les interactions entre le livre et le jeu ne sont pas assez exploitées… les énigmes consistent le plus souvent à déchiffrer des bouts de phrases écrites avec des runes propres à l’univers du jeu, dont on a la transcription à la fin du livre. Certaines supposent aussi d’avoir lu certains passages, mais rien de bien compliqué.
Par contre, il vaut mieux jouer chez soi : le bouquin est assez lourd, et la nécessité de l’avoir à portée de main rend le jeu difficilement jouable en déplacement…
Un système classique
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne manque pas de variété : si les combats sont plutôt simples, avec un système classique au tour par tour, le jeu ajoute une dimension pokemon, avec des bestioles qu’on doit faire évoluer. J’ai personnellement tendance à préférer les bestioles dont le design me plaît (j’ai toujours procédé comme ça dans tous les rpg, ce qui m’a posé problème parfois- j’avais l’air malin avec mes mercenaires pour le dernier combat de Shining Force 3 sc1, enfin bref…) mais il vaut mieux les choisir pour leurs capacités, ça aide pour la fin du jeu, notamment…
Il y a aussi une pléthore d’items et d’armes à fabriquer pour renforcer les créatures… il y en a pour tous les goûts, même si à vouloir multiplier les possibilités, on arrive finalement à un espèce de fourre-tout pas suffisamment poussé dans tous les domaines.
Et c’est principalement là que le bât blesse, le jeu est beaucoup trop facile : nul besoin de trop s’attarder sur le développement des bestioles et de l’équipement, on s’en sort sans trop de peine, une absence de challenge dommageable, à l’exception des dernières quêtes annexes et du donjon qui apparaît après avoir terminé le jeu une fois : la difficulté explose d’un coup, et il faut s’accrocher…
Une réalisation excellente
Les quêtes annexes sont assez répétitives : il faut faire pas mal d’allers-retours plutôt énervants parfois… ces quêtes servent avant tout à approfondir l’univers et à comprendre les événements via le point de vue de personnages secondaires. Elles augmentent aussi la durée de vie du jeu, comptez bien une quarantaine d’heures pour en venir à bout.
Si le gameplay n’est pas extraordinaire, le scénario est bien ficelé, et la réalisation est au top ! Des graphismes superbes et colorés bourrés de détails, le jeu est fluide et plutôt dynamique. Et les musiques… sachant que c’est Joe Hisaishi qui est à la baguette, on a droit à un festival de musiques et mélodies entraînantes, jamais répétitives. Un plaisir pour les oreilles et les yeux ! Et du coup la magie opère : si le jeu est classique au niveau du système, on a quelque part l’impression de jouer à un film du studio ghibli, le lien avec le livre poussant le côté immersif du soft. Et musicalement parlant, je me demande si ce n’est pas tout simplement ce qui s’est fait de mieux sur DS (et pour longtemps).
Un bon 4/5 pour ma part !