Magicka est un petit hack&slash indie qui a bien fait parler de lui, en bien ou en mal.
Graphiquement, le jeu accuse clairement des années de retard mais on l'excusera au vu de l'ambition du studio. On retrouve une patte graphique proche de Warcraft III avec cette même camera fixe vue de 3/4.
Les musiques sont souvent discrètes mais font très bien leur boulot, notamment celle du menu qui me traine dans la tête depuis longtemps.
Le scénario en lui-même est très bateau mais la force du jeu est d'emprunter à tous les medias de ces dernières années (films, musique, séries, jeux vidéo) et n'est en fait qu'une succession de clins d’œil et d'hommages, et ce jusque dans ses achievements.
Le gameplay a une idée de base excellente : une touche = un élément et on combine jusqu'à 5 éléments pour lancer un sort, soit devant soi, soit autour de soi, soit dans un enchantement pour son arme principale. Le jeu a de multiples possibilités et on se surprend à découvrir des sorts et leurs effets... dans les premiers chapitres. Car Magicka malheureusement ne se renouvelle jamais dans les 12 chapitres qu'il comporte. On obtient tous les éléments au début du jeu et à force de combinaisons farfelues, on découvre plus ou moins tous les gros sorts efficaces dans les 2-3 premiers chapitres et on les réutilise tout le long. Dommage car le plaisir de jeu est vraiment décuplé à chaque nouveau joueur ajouté dans la partie. Magicka doit d'ailleurs être le seul hack&slash où j'ai tué plus d'alliés que d'ennemis.
Mais l’impardonnable erreur de Magicka, c'est ses bugs. Bugs de collision, bugs d'AI, bugs graphiques, encore ça peut passer même si c'est très désagréable. Mais ajoutez les crash to desktop sans prévenir, les écrans noirs au chargement, les bugs de création de partie et on a un jeu qui est l'essence même de l'instabilité. C'est simple : mon temps de jeu dans ma sauvegarde Magicka est 2 fois inférieur à mon temps de jeu Steam. La moitié du jeu est passée à redémarrer des chapitres parce que le jeu a crashé, parce que un joueur a été déconnecté, parce qu'on a un écran noir en changement de zone, ... Et le pire dans tout ça, c'est que j'ai joué à la version "patchée" du jeu, je n'imagine même pas comment certaines personnes ont pu finir le jeu à sa sortie.
Magicka, malgré son scénario plein d'hommages poilants, malgré son gameplay original, malgré son multijoueur archi fun, aura raison des joueurs par son nombre effarant de bugs. Tu es irrémissible mon garçon. Désolé.