Divine Divinity II est une bonne surprise et tente de se démarquer de la masse de W-RPG heroic fantasy.
Graphiquement, le jeu est agréable à regarder avec surtout des intérieurs (donjons et maisons) très soignés par rapport à l'extérieur. A noter, l'eau est assez dégueulasse et les effets d'ombre et de lumière sont assez bizarres.
Niveau musique, la plupart des pistes sont très discrètes mais certains thèmes, notamment de village, restent en tête.
J'ai trouvé le scénario très classique mais très bien écrit, les nombreuses quêtes annexes sont variées et surtout ont de multiples fins si l'on cherche plus loin que le bout de son nez. Malheureusement, la mise en scène laisse grandement à désirer, les clones de PNJ empêche l'immersion complète et aucun personnage n'est vraiment charismatique. De plus, la fin est complètement bâclée. Dommage.
Pour le gameplay, on a le droit à du hack&slash avec très peu de compétences, basique mais efficace. Au final, on jouera bourrin mage ou guerrier malgré les quelques soucis de collision en combat. La difficulté fait du yoyo avec alternance de phase très très facile et d'autres qui n'ont pas à rougir d'un Gothic. L'idée de la forme Dragon est excellente mais malheureusement très galère à diriger et peu utilisée au final.
Malgré que cette version soit "enhanced", de nombreux bugs subsistent encore et certains empêchent même de finir certaines quêtes annexes.
Finalement, le bilan est mitigé mais globalement positif. Bourré de bonnes idées sur le plan narratif et sur le gameplay, Divinity II n'exploite toutefois pas tout leur potentiel. Quelques corrections et ce sera bon.