[font='Helvetica Neue', Arial, Verdana, sans-serif]Icewind Dale II laisse des impressions assez particulières.[/font]
D'une part pour sa position de pivot dans l'Histoire du RPG occidental, dernier RPG Infinity Engine, dernier RPG développé (et sorti) par Black Isle Studios, et pionnier de la 3ème Edition de Donjons & Dragons.
D'autre part car il assume pleinement son rôle de RPG fan service tout en n'étant pas spécialement ambitieux.
En fait, Icewind Dale II est d'abord plus difficile que tous les autres jeux Infinity Engine, en particulier si on joue avec un groupe constitué de moins de 6 personnages (l'XP est capée, donc jouer avec moins de 6 persos ne rendra pas tellement ses persos plus forts, mais seulement augmentera sensiblement la difficulté), et en particulier si on ne joue pas avec des tanks tout en ayant des persos polyvalents. Car petit détail, alors qu'habituellement dans les jeux précédents, à chaque nouvelle zone on dispose quasiment toujours d'un espace permettant de préparer les futurs combats (et en particulier mettre à l'abri les lanceurs de sorts), ici on est très souvent confronté à des combats dès l'entrée dans la zone. Certaines situations m'ont bien énervé d'ailleurs. Et certains combats sont si relevés que même s'il n'y a pas le grosbillisme de Throne of Bhaal, ceux-ci n'ont rien à envier à ceux de ce dernier, bien au contraire.
Bien que n'ayant pas vraiment de possibilités de choix et conséquences, il reprend la formule de Trials of the Luremaster, en possédant un certain nombre de dialogues plus important que dans Icewind Dale. L'ambiance est aussi forte, l'univers rugueux, les rencontres brutales, et les lieux variés, avec un retour à certains endroits bien connus du premier jeu de la série. Voire retrouver certains personnages et même les voir sous un nouvel angle. A ce propos, Icewind Dale II est plutôt long en particulier pour un tel jeu (que je ne qualifierais pas de hack n' slash, mais plutôt de tactical, mais c'est mon avis perso).
La technique n'a plus rien à prouver malgré le fait que ce soit un moteur vieillissant, alors que quasiment tout le monde basculera vers la 3D. Le pathfinding est toujours ce qu'il est, mais j'ai toujours eu l'habitude de contrôler les déplacements sur plusieurs ordres successifs combinés avec les jeux de stratégie en temps réel, alors ça n'a jamais été un problème. Au niveau sonore, la composition d'Inon Zur est plutôt pas mal, essayant de coller à l'ambiance produite par Jerremy Soule dans Icewind Dale.
Au final, j'ai vraiment bien aimé, et je trouve qu'en plus, Icewind Dale II s'en sort très bien pour un jeu qui a eu un développement de seulement 10 mois... Seul regret, la fin laisse présager un hypothétique troisième volet qui n'aboutira pas.