Mer il et fou !
En plus, je m'étais dit que je n'allais pas le mettre ici mais plutôt dans le 200°.
En fait, on s'en fout, ça ne change rien.
So !
(Au cas où des gens n'aient pas suivi ces derniers 5 mois j'ai lancé un sondage participatif pour choisir quel serait le 200° RPG que je pourrai ajouter à ma liste de RPG fini, le résultat, après de nombreuses semaines d'attente : Xenogears (PS1))
Quand ce jeu est sorti, je crois que je suis passé à côté parce qu'à l'époque, l'émulation et l'univers du jeu n'étaient pas aussi développés qu'actuellement.
En 1998, je me souviens que ce qui était répandu c'était le crackage de console et le copiage des jeux. (Ce petit volet s'adresse à toutes les personnes qui ont connu la PS1, penchée, sur la tranche, pour que la lentille optique puisse lire correctement le jeu ... "Ahhhh petit freeze sur le jeu, vite bougeons la console pour que ça puisse repartir " ... une grande époque ! -_-).
Et donc, comme quelques autres jeux, je m'étais fourni Xenogears en copie.
Je l'ai donc commencé il y a 15 ans (16 maintenant).
Mais la copie que je m'étais fourni avait plutôt tendance à bugger et freezer .. j'ai donc laissé tomber ce jeu pour passer à autre chose (mais à quoi ?).
C'est donc quasiment vierge que j'ai repris ce jeu là où ... quasiment ... je l'avais laissé (puisqu'au bout de 30 minutes de jeu, j'avais déjà dépassé le niveau auquel je m'étais arrêté).
Je lance donc le jeu pour la première fois à la fin du mois de novembre ... et qu'est-ce que je découvre ?
Au premier abord, un jeu qui n'a pas forcément bien vieilli graphiquement. Les pixels sont assez voyants, l'émulation sur pc n'aidant pas, je m'intéresse rapidement de plus près au contenu (qu'au contenant). Donc passons.
Au fur et à mesure des premières heures qui se passent, on prend petit à petit connaissance d'un monde, d'un univers et des personnages le peuplant.
Ainsi on se retrouve avec un héros amnésique, mûr, qui semble ne pas vouloir combattre mais y étant forcé puisque possédant un talent naturel à la synchronisation avec des mechas géants (les Gears) (et accessoirement possédant des poings qui défouraillent gentiment le gobelin de base).
Ce sont durant les premières heures qu'on va rencontrer tous les protagonistes et compagnons du héros, à chaque fois dans des contextes bien expliqués, bien amenés et souvent logiques (vis à vis de l'histoire).
Et le temps de relever la tête pour se demander ce qu'il en est, on a déjà passé une bonne vingtaine d'heures sur le jeu.
Je crois que c'est le moment où je me suis dit que je ne comprenais pas grand chose à ce jeu, mais que les personnages me semblaient sympathiques et que l'histoire m'intéressait drôlement.
Et c'est comme ça jusqu'à une quarantaine d'heures, avant le couplet final où tout nous est plus ou moins révélé (jusqu'au 5 premières heures du début du cd 2 peut-être).
Le jeu est magnifiquement rythmé. Les phases narratives sont bien découpées et ne sont pas toujours centrées sur le héros. Ça donne une richesse à l'histoire, ça permet entre autre de rendre plus importants les compagnons du héros, et autres consorts gravitant autour du héros. On prend plaisir à voir vivre le héros, à le voir évoluer, se rappeler, comprendre des petits éléments de l'histoire, s'interroger, progresser. On prend plaisir à passer d'un personnage à l'autre (dans la narration), on prend également plaisir aux scènes cinématiques (malheureusement très présentes dans le jeu et quand on a un émulateur qui bug avec certaines scènes, ça devient pénible).
En bref, j'ai trouvé l'histoire magnifiquement construite et bien racontée jusqu'à la quasiment toute fin, juste avant les révélations finales.
J'ai trouvé que les donjons n'étaient pas trop nombreux. Les combats, eux très nombreux, ne m'ont pas dérangé du tout car plutôt rapides à terminer. Le rythme de jeu ne s'en n'est pas trouvé alourdi.
Le jeu se serait arrêté là, je pense que j'aurai pu mettre 9.5/10.
Mais ça, c'était avant la fin.
A partir du moment où les choses sont racontées en mode plus rapide. Les révélations finales.
A partir de ce moment là, le jeu change d'orientation et on rentre dans une phase beaucoup plus narratives, avec beaucoup moins de combats, de donjons ou autre. C'est un enchainement de séquences narratives menant pour la plupart à un combat contre un boss. Rien de déplaisant à ça, ça change un peu.
C'est plus dans les révélations qui sont faites que j'ai moins trouvé mon compte.
Si tout ce qui est raconté reste bien construit, logique et adapté, il n'empêche que ça n'est pas forcément mon univers et/ou mon délire. Et, encore une fois, j'ai trouvé l'ensemble logique, mais je n'ai juste pas forcément adhéré à la fin.
Mais l'ensemble reste une très bonne expérience et très adapté, à mon sens, à ce que j'attendais pour mon 200° RPG.
Un grand MERCI à vous tous pour m'avoir dirigé vers ce magnifique jeu qui est un très bon jeu, bien qu'un peu vieux.