Effectivement si l'objectif a long terme est le privé, c'est n'est pas forcement le bon calcul, et c'est d'ailleurs bien dommage d'ailleurs.
En effet, les service de R&D, en particulier dans l'industrie ( pour parler de ce que je connais, je citerai l'agroalimentaire, l'industrie cosmétique, l'industrie automobile,...), ont besoin de profils de chercheur pour le développement de produits innovants. Plus spécifiquement, il recherchent des gens qui sont capables de faire le pont entre recherche fondamentale de pointe et application industrielles.
C’était d'ailleurs l'un des buts des financements CIFRE, d'apporter des compétence pour transférer des compétences en recherche fondamentale vers une recherche plus appliquée.
Apres effectivement, tout les doctorant ne peuvent pas prétendre a s’insérer dans le privé, suivant la spécialité de leur doctorat, Il est plus difficile , par exemple de s’insérer dans le privé avec un doctorat de physique théorique, d'astrophysique qu'avec un doctorat de chimie par exemple.
Personnellement, j'ai la chance de pouvoir m’insérer dans beaucoup de domaine, mais j'en connais pas mal qui sont dans ma situation ( doctorat+famille, aka l'équation infernale) et qui galère a mort pour trouver
Après concernant la situation des doctorant en France, j'ai toujours rencontrés beaucoup plus de gens considérer un doctorant comme une grosse merde ( pour rester poli) que ce soit dans le cercle familial ou non ( si je devais donner un ratio ça serait autour de 60-70% d'opinions négatives du doctorat) de gens venant d'horizon assez divers, et j'ai eu pas mal d'avis similaire de la part de mes collègues doctorant du labo ou d'amis ayant fait médecine ( même si un doctorat d'exercice reste mieux considérer que le reste)
@[supprimé]:
Non je ne suis pas du tout parti en croisade contre toi, c'est juste le terme "conchie" qui m'as parut très fort. Et étant particulièrement sensible sur ce point en ce moment, j'ai réagit de facon un peu vive, tu m'en vois désolé.
Par contre, je ne parlais pas que du CNRS, mais aussi des McF. Au niveau des recrutement:
Chargé de recherche -> CNRS ( ou autre organisme comme par exemple des EPIC: INRA, INRIA, IFP,...)
Maitre de Conférence -> Université
qui se transforment un peu plus tard en
Directeur de recherche pour le CNRS et Professeur pour les universités.
Si on prend l'exemple d'un UMR CNRS/Fac, la différence entre CR et McF (outre la charge d'enseignement) n'est pas vraiment importante. Dans le cas d'une EA par contre, il est bien plus difficile pour un McF de faire sa recherche ( en particulier si il a besoin de matériel "coûteux").
De manière générale, l'évolution de carrières d'un McF est plus lente que celle d'un CR.
Pour parler du niveau de la recherche française, on garde un niveau correct principalement en raison de la qualité du recrutement. Mais les problèmes de financement sont tout les ans un peu plus problématiques (même les plus gros labos en sont a faire des économies de bout de ficelles).
A l'exception de certains Trending topics qui bénéficient d'une certaine aura ( influence d'un prix nobel,actualité,...) et qui phagocytent les budgets, les thématique moins "a la mode" ont vraiment des difficulté financières ( notamment pour recruter un thésard, un post doc,...)
Lors des appel d'offres ANR, les gens en sont a foutre des mots clefs qui n'ont qu'un lointain rapport avec leur recherche juste pour augmenter leur chance d'avoir des financements