Je raisonne peut-être comme un tambour mais j'ai été intrigué par le
fait que, dans le papier de Séralini, la simple addition de Roundup dans
l'eau de boisson suffise à déclencher des tumeurs, et ceci dès la plus
faible dose et sans effet d'augmentation de la dose. J'ai donc été
regardé la biblio et je vois que l'EPA fait état de travaux de toxico
dans lesquels on a administré à des rats de la même souche du glyphosate
à des doses allant de 0 à 30 mg/kg x j pendant deux ans et sur trois
générations sans observer d'effets carcinogènes ou tératogènes. D'où, en
prenant un facteur de sécurité de 100, un DJA officielle pour le
glyphosate de 0,3 mg/kg x j (norme française sauf erreur). Pour un rat
de 300g, cela donne un DJA d'environ 0,1 mg/j.
Or, Séralini a mis dans l'eau de boisson, pour la plus faible dose,
50ng/L, en indiquant que c'est le "contaminating level of some regular
tap waters" (la norme maximale est de 100 ng/l pour tous les pesticides,
soit 0,1µg/l et elle est effectivement souvent dépassée). On peut faire
l'hypothèse que, dans ces lots, il n'y a pas de Roundup apporté par
l'aliment. Or (selon Internet), un rat boit environ 30 ml par jour.
Toujours si je ne me trompe pas, cela donne un apport quotidien de 1,5
ng/j, soit 100.000 fois moins que la DJA autorisée. A noter que la plus
forte dose dans l'eau correspond à 60 mg/j, soit 600 fois le DJA et que
les mortalités y sont plus faibles !
Si donc ces calculs sont justes, il faut non pas interdire les OGM mais
couper d'urgence toute l'alimentation en eau de la France.