Moi très honnêtement, ça me fait un peu chier, mais j'ai de moins en moins de temps pour me faire à bouffer. Because boulot, impératifs, paperasserie, et plein d'autres merdes qui t'empêchent d'avoir un rythme de vie posé.
Ouaip en vérité je comprends mais je trouve ça dingue qu'on se laisse bouffer notre vie comme ça par le travail et la bureaucratie. Évidemment comme il faut toujours être compétitif, pour ne pas être largué, il faut rogner sur sa vie pour se vendre. En fait on vend sa vie... pour enrichir des gens. Car tant qu'on est pas travailleur indépendant, on enrichit des personnes avant de s'enrichir soi-même, il faut bien garder ça à l'esprit.
Pour ma part j'ai décidé de privilégier ma vie, d'aller vivre dans le cadre de vie qui me plait, de vivre au rythme qui est le mien, et ça veut dire être confronté au chômage, c'est clair. Mais d'un autre coté je suis heureux. J'espère juste que mes projets d'activité aboutiront assez vite et que je pourrai trouver un taf à temps partiel rapidement (peut-être une possibilité cool qui se concrétisera bientôt) pour temporiser.
Mais clairement, quand on voit à quel point le monde se délite sous nos yeux, je préfère faire grève de l'économie et faire clairement ce que je veux de ma vie, quitte à être pauvre, mais prendre le temps de faire le marché, de cuisiner, de bricoler, de faire du jardin, de participer à des associations, d'avoir une vie sociale (et pas seulement m'alcooliser à donf le samedi pour oublier la semaine) et cetera - que de collaborer à tout ça.
Bon, restent heureusement encore quelques emplois qui ont encore une vraie utilité sociale, écologique, etc. et qui servent pas juste à faire de la maille (et qui ne participent pas de près ou de loin à l'esclavage, le pillage des ressources, la corruption, la pollution), mais la concurrence est rude pour décrocher ces postes...

J'espère que mon propos ne sera pas mal pris. C'est sûr qu'on peut me qualifier d'irresponsable de pas monter sur une grande ville pour me trouver un taf coûte que coûte, etc. J'ai des projets "professionnels", mais qui prennent du temps à se réaliser. Je ne juge aucunement, j'appelle plutôt ceux qui en chient vraiment à ne pas se sacrifier, mais plutôt à écouter leur cœur. Prendre le temps de vivre c'est plus important que tout. Car vous pouvez vous sacrifier pour un taf et on vous jettera peut-être quand même comme une grosse merde, et même à quelques mois de la retraite (pour peu qu'elle existe encore).
La jeunesse s’affranchit peu à peu, elle jette les préjugés par-dessus bord, la critique revient. La pensée se réveille, chez quelques-uns d’abord ; mais insensiblement le réveil gagne le grand nombre. La poussée se fait, la révolution surgit.
Et chaque fois, la question de la morale revient sur le tapis. — « Pourquoi suivrais-je les principes de cette morale hypocrite ? » se demande le cerveau qui s’affranchit des terreurs religieuses. — « Pourquoi n’importe quelle morale serait-elle obligatoire ? ».
On cherche alors à se rendre compte de ce sentiment moral que l’on rencontre à chaque pas, sans l’avoir encore expliqué, et que l’on n’expliquera jamais tant qu’on le croira un privilège de la nature humaine, tant qu’on ne descendra pas jusqu’aux animaux, aux plantes, aux rochers pour le comprendre. On cherche cependant à se l’expliquer selon la science du moment.
Et — faut-il le dire ? — plus on sape les bases de la morale établie, ou plutôt de l’hypocrisie qui en tient lieu — plus le niveau moral se relève dans la société. C’est à ces époques surtout, précisément quand on le critique et le nie, que le sentiment moral fait les progrès les plus rapides ; c’est alors qu’il croît, s’élève, se raffine.
source
edit : Après c'est sûr que si on un taf qui nous plait vraiment, mieux vaut se battre car ça se fait rare. Et pour les parents, beaucoup n'ont sans doute pas d'autre choix que de se sacrifier car leurs enfants dépendent d'eux. Pour ma part je remarque qu'à chaque fois que je postule à quelque chose et que je me renseigne, il y a un nombre incalculable de personnes au portillon... C'est la concurrence, celui qui a un taf, il le prend aux autres. Alors autant ne postuler qu'à ce qui nous intéresse vraiment.
En fait je fais surtout des candidatures spontanées à des structures communales ou des collectivités, mais là la tendance est plutôt à la suppression de postes qu'au recrutement. Avec un peu de chances je ferai de la restauration/préservation de petit patrimoine et de chemins de randonnées à partir de lundi. C'est un contrat d'insertion évidemment... Et les parents ou gens vraiment dans la dèche seront prioritaires.
Bordel, si la semaine de 25h se démocratisait, tout serait tellement plus simple, surtout dans les campagnes où tu peux avoir un 80m² en centre-ville pour 400€...
Ptain je racontre trop ma life mais c'est pour illustrer. Bien manger c'est cool. 😃
L'urgence de ralentir
"Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.
Stop au burn out !