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Thibault de Mondidier

Inscrit(e) (le) 31/10/2004
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Sujets que j’ai initiés

Final Fantasy XIII

31/10/2004 - 08:58

Aujourd’hui, ce n’est pas un jour comme les autres. Ce soir, la déesse blanche sera plus forte que jamais. Sa blancheur fera comme si le jour n’avait pas de fin. Cet événement n’arrive qu’une fois par an, et c’est ce soir là, que la chimère recevra son sacrifice. Comme chaque année, toutes les femmes de plus de 12 ans se positionnent sur la place centrale. C’est à ce moment là que la chimère apparaît face à la lune et choisit l’une des femmes, elle doit alors se mettre à genoux, ensuite, un garçon qui est né ce même jour, doit à ses 15 ans lui ouvrir la poitrine et sortir le cœur pour l’offrir à la chimère. Si ce sacrifice n’est pas réalisé, la Chimère détruira le village. Pour le garçon, s’il n’est pas tué par la chimère après le sacrifice, il entre dans le monde des adultes. Et le garçon pour cette année, c’est moi.
Depuis tout petit l’ancien, du villa m’a dit que ce jour viendrait. En conséquent, il m’a toujours mit à l’écart du village pour que je ne me familiarise avec personne. J’avais le droit d’entrer qu’une fois dans le village : Le jour du sacrifice, et c’était la même chose pour les autres garçons nés le même jour. L’ancien était la seule famille qu’il me restait. Je le trouvais gentil, et il me racontait beaucoup d’histoires. Notamment sur le fait que ce village n’avait connu qu’une fois la destruction, c’était il y a 15 ans, mon père qui avait assisté à ma naissance tomba en larme. Il était excédé par ces pratiques inhumaines, car il savait qu’un jour son fils devraient tuer une femme pour protéger le village. Le soir même, il tenta d’arrêter le sacrifice en défiant la chimère. Celle-ci fut folle furieuse et détruisit le village. Pour calmer sa colère, le reste des villageois obligèrent mon père à s’ouvrir le ventre, et ma mère du lui couper la tête avant d’être elle même lapidée. Quand l’ancien me raconta cette histoire, une haine naquit dans les profondeurs de mon corps, elle criait vengeance. Je ne sais pourquoi l’ancien me raconta cela, mais il n’en fit jamais allusion, et ce soir, je vais devoir faire le sacrifice, bien que je n’en n’aie pas envie. Comme je n’étais pas autorisé à entré dans le village, je pouvais parcourir les environs à ma guise, mais je ne pouvais aller bien loin. Notre village est au cœur d’une forêt magique, et si quelqu’un demeure trop longtemps dans ces bois, il finit par se perdre et meurt de fatigue. Seul les braves devaient y aller pour rapporter nourriture et l’eau nécessaire à la survie du village.
Il y a un mois, j’ai rencontré dans la forêt une fille du village. Quand elle me vit, elle fut effrayée, mais elle ne s’enfuit pas. Elle disait que j’avais les yeux rouges, et que dans le village, ça portait malheur. Elle était très forte, elle m’a dit qu’elle était la fille du chef, et qu’en secret il lui avait apprit la chasse et le combat, ce qui était interdit par le village et ses lois. Très vite nous devinrent ami, et sa peur envers moi disparut En 15 ans, je n’avais jamais vu le chef, cette fille et l’ancien étaient mes seuls contacts avec le monde. J’ai peur…et si c’était elle que je devais tuer soir, elle est si belle, elle avait de long cheveux bruns, ses yeux étaient d’un bleu clair, plus clair que le ciel pendant la saison des récoltes, elle avait un an de plus que moi, et était promise à un homme qui ne lui plaisait pas. Je comprends plus, il y a tellement de contrainte, je n’ai pas envie d’entrer dans le monde des adultes aux prix de la mort d’une femme ! Ca jamais !
Eto
« Tiens, Eto, toujours entrain d’écrire dans ton journal avec ta plume…tu devrais la changer elle est bientôt usé ! » fit l’Ancien entrant dans ma cabane.
Lorsque je le vis, je me mis à genoux et je le saluais, comme le voulais la coutume.
« Bonjour l’ancien, que l’être de lumière vous accorde santé et longévité ! » fis-je
« Merci à toi, je vois que tu utilises toujours ta plume…pourquoi ? »
« C’est…un cadeau de mes parents, le dernier souvenir qu’il me reste… »
« Et pourquoi me le dis-tu seulement aujourd’hui, pendant ces années, n’ais-je pas gagné ta confiance ? »
Je le regardais, c’était un vieil homme, il ne lui restait que quelques dents, son visage était couverts de rides, ses cheveux longs étaient tous gris clairs, voir blancs, il portait des vêtements de couleur pourpre, signe de son statut dans le village.
« Alors, j ‘attends ta réponse mon fils. » fit-il en tapant de son bâton
« Si bien sur Ancien, mais, c’était quelque chose de personnel, et je vous le dis, car je crois que je ne vais pas faire le sacrifice ce soir. Ancien, j’en ai assez, assez de me cacher, être exclus du village, tout cela parce que la déesse mère m’a fait naître ce jour maudit ! ! Et puis, pourquoi personne ne se soulève contre la chimère. Est-elle immortelle ! » fis-je presque avec un ton de colère.
« Mon fils, tu es particulier, tu as des yeux de sang, et je crois que ton destin n’est plus lié à ce village ! » fit-il en me prenant la main.
« Que…que voulez vous dire ! » Sa réponse me faisait froid dans le dos.
« Ecoute moi Eto, je vais te révéler quelque chose que seul moi et le chef du village savons : Nous vivons à une époque troublée, et ce sont les chimères qui nous gouvernent. On dit qu’autrefois, le monde était gouvernée par des cristaux, chacun d’entre eux, représentait une force de la nature, l’eau, le feu, le vent et la Terre. Avec ces cristaux, les hommes étaient arrivé à un stade formidable de leur évolution, ils avaient réussit à créer un monde de métal et de machines qui faisaient leur travail à leur place. Un jour, une poigné d’homme réussit à atteindre l’immortalité, et deux monde se créèrent : Les peuples des dragons du ciel, et les peuples des dragons de la terre.
Ceux qui étaient des dragons du ciel devaient posséder une grande sagesse pour maîtriser et commander aux cristaux, mais un jour, les peuples du dragon de la terre créèrent les chimères, des bêtes intelligentes, utilisant la magie et ensemble ils attaquèrent les peuples des dragons de la terre. Ce fut une guerre sanglante, les anciens sentant leur fin arriver tentèrent quelque chose, ils brisèrent les 4 cristaux en deux, et lorsque les peuples des dragons de la terre arrivèrent, ils utilisèrent leur pouvoir pour fusionner les morceaux avec 8 morceaux avec les chimères des peuples des dragons de la terre, perdant ainsi leur immortalité, ils furent massacrés. Mais une fois les peuples des dragons du ciel décimés, les chimères se retournèrent contre leur créateur.
« Mais pourquoi cela Ancien, cette histoire est complètement insensé ! » fis-je.
« Oui mon fils, car en fusionnant avec les moitiés de cristaux, les chimères acquirent une conscience individuelle, et furent doué de la parole. Ainsi, l’époque « dorée de l’Avant »  prit fin avec le grand cataclysme. Seul quelques élus furent épargnés, et certains créèrent ce village. Mais, beaucoup voulaient oublier ce sombre passé, alors, ils créèrent une religion, peuplés d’esprits, de déesse et de démons pour survivre à ce monde hostile. Toutefois, certains refusèrent d’oublier. Car ils savaient que d’autre peuples que les hommes avaient survécus aux cataclysme des chimères, mais si les peuples le savaient, le reste de l’humanité disparaîtrait dans un élan de désespoir. Se sacrifiant inutilement

« Ancien, pourquoi me révéler tout ça…en quoi cela va m’être utile ! » fis-je.
« Si tu as l’intention de mourir ce soir, autant que tu saches la vérité sur notre monde, c’est la moindre des choses que je puisse faire, et…je me sens coupable. Coupable de ne pas avoir pu aider ton père et ta mère. J’ai fait ce que j’ai pu pour remplacer tes parents, et savoir que tu vas peut-être disparaître ce soir, me remplit de tristesse. »
Je vis des larmes couler le long des joues de l’ancien
« Ancien, vous avez réussit à jouer ce rôle, vous avez été la seule personne à me consoler lorsque j’étais triste, vous avez rie avec moi lors de mes premiers écrits, je vous appelle Ancien à cause des traditions que vous même vous m’avez appris, mais au fond de mon cœur, je vous appelle père, et je suis fière de vous appeler comme ça. » fis-je au bord des larmes.
L’Ancien qui s’était relevé, lâcha sa canne elle tomba à terre, et il me serra dans ses bras. Ce fut, la première marque d’affection qu’on me donnait, j’étais en larme, et je le serrai contre moi, aussi fort que je le pouvais.
« Fils, fait comme il te semble, ta vie a été tracée d’avance, mais ce soir, tu seras ton seul maître. De ce que je t’ai appris, de ce que tu sais en combat, sur ce monde, devrait t’aider à prendre la bonne décision. Maintenant, prépare toi, la cérémonie va bientôt commencer.

Il sortit de ma cabane. Je regardais ma main, elle tremblait légèrement. J’avais peur, je le savais, mais comment passer au-dessus, je ne savais pas. Je me retournais, et j’ouvris un coffre. Un habit rouge était à l’intérieur. C’était un présent de la fille du chef, pourtant je n’aimais pas ce vêtement, car au moment où elle me l’a remis, j’ai vu toute la tristesse dans ses yeux, ses mains tremblaient, elle aussi devait participer à la cérémonie. Mais que pouvait-elle y faire…je soupirais en enfilant ses vêtements, je me fis une petite toilette. Par réflexe, je gardais sur moi ma lance, je l’avais confectionnée moi même. Cela ne rivalisait pas avec les épées des gardes, mais je me sentais en sécurité avec elle.

J’enlevais la cape qui me servait d’entrée. Pour la première fois depuis 15 ans, des rayons de soleil passèrent par cette endroit. Tous les villageois s’arrêtèrent, et me lancèrent un regard que je voulais éviter, car ce soir, j’allais faire partie des 3 hommes qui auront pour lourde tâche de tuer, pour vivre.
Je m’assis devant l’entrée et je regardais le ciel, je ne cessais de penser à cette fille, le bleu du ciel me réconfortait, mais c’était tellement éphémère…
L’être de lumière parcourait le ciel, et déjà la déesse blanche apparaissait, orgueilleuse, énorme, et rousse. Une fois par an, elle rassemble toute sa colère, et une fois dans l’année, elle annonce les présages de la nuit, une nuit de sang. Cette idée me répugnait de plus en plus. Plus la déesse blanche montait dans le ciel, plus elle emmenait avec elle, le manteau de la nuit, avec ses milliers de sœurs, chacune plus ou moins importante pour la déesse en fonction de sa luminosité, elles étaient vraiment nombreuses

C’est alors que les tam-tam se firent entendre, annonçant le début de la cérémonie. Les torches de feu s’embrasèrent. Les hommes commencèrent à chanter d’une voix si grave que je me croyais au royaume des morts. Je pensais aux trois filles qui allaient mourir ce soir, j’en serrai mon poing gauche. Je regardais autour de moi, tout le monde nous regardait, nous les trois adolescents qui allaient passer dans l’âge des adultes. Nous arrivâmes devant l’Ancien. Je vis qu’il m’adressa un regard particulier, qui provoqua des chuchotements. Qu’est ce que cela pouvait me rendre nerveux !