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Vie Professionnelle


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18 réponses à ce sujet

#1 maxff9

maxff9

    Handsome Max

  • Freelance
  • 7 287 messages

Posté 30/11/2016 - 14:14

J'ai balancé vite fait dans les statuts "Qui est satisfait de sa vie professionnelle ?" et j'ai été plutôt étonné de voir que la grande majorité d'entre vous ait répondu positivement.

 

Je vais essayer d'être clair et concis : Je ne sais pas quoi foutre de ma vie.

J'ai eu mon master en chimie l'année passée et commencer une thèse de doctorat. Après un an, je constate ce dont je me doutais déjà : je ne suis pas fait pour la recherche académique. Du moins, pas dans l'environnement actuel. Au-delà de ça, la chimie telle que je la conçois ne m'intéresse plus. Je me vois mal faire ça durant toute ma vie/carrière.

J'ai réfléchi à faire un master complémentaire en gestion ou informatique en même temps que la thèse mais ça risque d'être difficile à mettre en place. Sans garantie d'un avenir meilleur.

 

Du coup je suis en déprime. Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie, j'ai peur de quitter mon "job" et de ne rien trouver d'autre. J'ai encore envie d'apprendre plein de choses mais ça risque d'être de vains efforts. Certaines personnes peuvent avoir un job et s'épanouir dans leurs activités/hobbys/famille mais dans mon cas, j'ai besoin de m'épanouir dans mon travail. Je veux me sentir utile, je veux voir des résultats et un avancement, participer à quelque chose de grand et changer ce monde de merde.

J'aimerais bosser pour des objectifs écologiques et/ou innovants. J'ai aussi un peu envie de m'intéresser à la programmation mais je ne sais pas ce que ça donne concrètement.

 

 

Ca m'aiderait que vous partagiez votre parcours, vos impressions etc. :)

 

 



#2 Herbrand

Herbrand

    Fear not the dark, my friend. And let the feast begin.

  • Freelance
  • 3 884 messages

Posté 30/11/2016 - 14:43

Une possibilité est de garder ton financement de thèse comme rémunération (sachant que le gros avantage de la recherche académique est quand même qu'on te fiche une paix royale, surtout à UNamur si tu y es encore ...), et en même temps de faire une passerelle / Master en informatique ou en gestion à horaire décalé (cours du soir donc). UNamur propose de telles formations. Je traîne encore à l'université de temps en temps donc je peux te donner + d'infos en direct si tu le souhaites (pour le master HD en informatique en tout cas). Par contre si tu suis cette voie, prépare-toi à faire une croix sur une bonne partie de ton temps libre (ce qui peut être partiellement compensé par la liberté donnée par ta thèse) : cours le mardi soir, le jeudi soir et le samedi matin + l'étude et les travaux à côté.

 

Une autre est de demander à tes potes chimistes ce qu'ils font comme boulot. Ça peut te donner des idées de ce qui te plairait sans pour autant faire d'étude.

 

Une troisième, à ne pas négliger, c'est de continuer ta thèse et de te démener pour lui donner une direction qui te plait, voire mordre sur ta chique pendant encore 2-3 ans pour sortir le document de 200 pages qui te fera obtenir ton diplôme. Tu n'es pas obligé de faire de la recherche toute ta vie. Plusieurs anciens collègues n'étaient pas non plus fait pour une carrière académique et ont quand même fait un doctorat : leur objectif était le diplôme et la formation, pas un boulot long terme. Tout le monde n'a pas la possibilité de faire une thèse et tu dois quand même mesurer cette opportunité. J'ai eu le même genre de discussion avec un doctorant que je co-supervise, et il a finalement décidé de continuer sa thèse parce qu'il a estimé que c'était une occasion qui ne se représenterait jamais. Il n'a par contre aucun doute qu'il n'est pas fait pour une carrière académique, ce que je ne vais pas lui reprocher étant donné que j'y ai moi-même renoncé. 

 

Quoiqu'il en soit, même si je comprends que ce soient des questions qui te hantent, garde quand même en tête que ce sont des "problèmes de riche" : tu as un bon diplôme, un boulot, la possibilité d'en changer ... d'autres personnes n'ont pas ton niveau de formation et connaissent ou ont connu de grandes difficultés à trouver un job stable et avec des conditions convenables. En fait, ton problème, c'est que tu as trop de choix et que tu as le luxe de pouvoir décider quoi faire de ta vie. Il faut donc relativiser ton niveau de déprime. (Je dis ça sans critique ; je suis aussi passé par ce genre de réflexions, comme bien d'autres). 

 

N'hésite pas à prendre contact avec moi si tu veux poursuivre cette discussion.


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#3 Kronos59

Kronos59

    Black Pepito

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Posté 30/11/2016 - 14:50

Yo, je vais pas t'aider du tout mais je vais au moins balancer mon expérience à moi, car je me sens un peu comme toi au fond : je fais un taf que je n'aime pas, complètement vide de sens, à cause d'un mauvais choix de parcours scolaire car j'ai jamais su quoi faire de ma vie (et je sais toujours pas d'ailleurs).

 

J'ai toujours enchaîné dans le domaine du commerce après mon bac ES. Je savais pertinemment que c'était contradictoire avec ma personnalité, mon état d'esprit, ce que je voulais, mais hé, tout le monde me disait que le taf, c'est là qu'il y en avait. Alors j'ai continué. Jusqu'au craquage, en plein stage en tant qu'assistant chef de rayon en Master 1, je me suis dit "qu'est-ce que je fous, là? J'ai 23 ans, je vis dans un 9m² avec des cafards, tout ça pour continuer des études que je n'aime pas??". J'ai tout balancé, alors même que j'ai eu mon année, je suis jamais revenu. 

 

Je me suis mis en quête d'un taf, et le seul "stable" que j'ai eu, c'est un CDI de préparateur de commandes chez Leclerc Drive. Ironie. Taf de merde, totalement inintéressant, avec des chefs qui te mettent une pression de ouf sur tes statistiques (la productivité), où t'es filmé/fliqué en permanence, où dès que t'adresses la parole à un collègue, tu te prends une réflexion. Mais c'est un CDI, et entre temps ma vie personnelle m'a comblé, et m'a emprisonné dans ce CDI en même temps : crédit pour une maison, mariage, bientôt enfants... Je ne me plains pas de ma vie en générale, je le répète en dehors de mon taf je suis comblé. Mais je ne peux que compatir face à ton désarroi par rapport à ta vie professionnelle. 

 

PS : je vois déjà venir d'ici les commentaires du style "quand on veut on peut", "bouge toi le cul si ton taf te plaît plus". Merci d'éviter, même si vous auriez raison (j'assume, y'a une part de fainéantise : quand on a un CDI, c'est plus difficile de se motiver à chercher sérieusement autre chose), j'y ai déjà eu droit du côté de ma famille. 


Modifié par Kronos59, 30/11/2016 - 14:51.

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#4 Mikaya

Mikaya

    PAPA LVL 2 - HARDCORE MODE ULTRA MAX

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Posté 30/11/2016 - 14:52

La question que je me pose : A part tes études, tu as travailler autrement? fais des petits boulot? de la manutention? du commerce? enfin autre chose qui te permettrais de comparer par rapport à ce que tu fais actuellement.

 

Personnellement, si je m'épanouis dans mon boulot actuellement, c'est que j'en ai changé plus d'une dizaine de fois avant de trouver ce qui me plairait (interim, boulot étudiant, CDD... et 4 CDI depuis ^^).

Je me considère aussi "privilégié" car j'ai pu avoir le choix et le soutient de mes parents qui m'hébergeait à l'époque... Mais cela m'a beaucoup aidé à me construire et savoir ce que je voulais et ne voulais pas faire !

 

La question "qu'est ce que je vais faire" est aussi importante que "qu'est ce que je ne veux pas faire" !

Après il n'y a pas de sot métier, si la rémunération n'est pas ton let motive et que tu veux te rendre "utile", essai aussi de faire un peu de bénévolat dans des associations pour découvrir autre chose :)

 

Après, je t'avais déjà fait la remarque il y'a quelques années suite à certaine phrase que tu disais... pourquoi continuer dans cette voie alors que ça te faisais royalement chier? ^^

 

Et pour répondre à la question de départ, je bosse dans le test informatique et je kiff à mort mon boulot ^___^


Modifié par Mikaya, 30/11/2016 - 14:54.

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#5 maxff9

maxff9

    Handsome Max

  • Freelance
  • 7 287 messages

Posté 30/11/2016 - 15:06

N'hésite pas à prendre contact avec moi si tu veux poursuivre cette discussion.

 
Merci pour ta réponse :)
Je me suis déjà renseigné sur ces masters en fait, j'étais déjà prêt à claquer mes soirées là-dedans.
Etant donné que tu sais exactement comment ça se passe à Namur, je vais clarifier les choses. C'est vrai que c'est ULTRA posé de faire une thèse en Belgique. La grosse différence dans mon cas c'est que mon financement est étranger et donc dérisoire par rapport au 1900 net que les autres gagnent. Avec taxes j'ai moins de 1000 net par mois... Ca pèse lourdement dans la balance étant donné que je voulais épargner comme un porc pour apprendre plus de choses librement après la thèse.
De plus je dois passer environ 5-6 mois par an à Barcelone qui me "finance". Ce qui rend le suivi d'un master complémentaire extrêmement plus compliqué... Sur le long terme, je vois vraiment pas ce que ce doctorat va m'apporter à part ce fameux diplôme qui ne me servira peut-être pas à grand chose.
Pour t'en dire plus, je suis dans un tout petit labo où personne pige rien à ce que je fais, je rame, je suis entouré de cons... Le support qu'on me donne est dénué d'intérêt (du style, "oh mais t'as qu'à faire ça, c'est sans doute facile pcq il y a une publi là-dessus").
 
Je suis bien conscient que c'est un problème de riche et c'est exactement ce que tu décris. Mais bon, même si j'ai plus de chance que d'autre, je n'arrive pas à me satisfaire de ce que j'ai. J'ai été voir Murielle Guillaume à la cellule prodoc puis en parler. C'est apparemment récurrent chez les jeunes diplômés. Faut aussi que je supprime mes rêves et ambitions...
 
Si tu as quelques minutes, je veux bien que tu décrives brièvement ce que tu fais quotidiennement, sur ce sujet ou en MP si tu préfères. Je réfléchis à tout ça et peut-être que je te demanderai un peu plus d'infos autour d'une choppe ^^
 
Là je regarde un peu les offres d'emploi de tout type. Je vais essayer de postuler un peu pour gagner en expérience et voir ce qu'il y a à faire. Je ne suis pas contre de me barrer à l'autre bout du monde s'il y a un taf intéressant à la clé (pas forcément avec un salaire de ministre).
 

...


Merci aussi pour ton partage. J'ai envisagé cet avenir aussi et ça me ferait TRES mal de me sentir limité dans mon boulot pour préserver ce que j'ai. Pour le moment je n'ai aucune contrainte à part ma copine. Je sais que c'est triste à dire mais si je devais choisir entre notre relation (ça fait 6.5 ans) et ma carrière, je choisirais ma carrière (si on me propose de partir dans l'espace par exemple).
Plus tard ce sera compliqué de changer, donc même si les gens me disent que j'ai le temps, je sais que ça urge !
 

...


Bonne question ! J'ai déjà fait des petits boulots : assortissement en magasin, travail de "secrétaire" à l'accueil d'une école, j'ai beaucoup bosser avec mon père qui est maçon.
J'apprécie le travail manuel car tu vois à chaque instant la concrétisation de tes actions. Je ferai sans doute ce genre de choses si un jour je possède une maison, mais ce n'est pas ce que je veux faire en tant que tel.
Je sais déjà qu'il y a plein de choses que je ne veux pas faire car tout me semble "banal". Sans vouloir dénigrer hein, c'est just que je rêve vraiment de faire avancer de grandes choses ou soutenir des causes importantes.
J'ai songé au bénévolat et je me renseigne actuellement pour les centres pour animaux, ça me tient vraiment à coeur. Mais c'est essayer de régler les problèmes que les gens ont créé au lieu de supprimer la cause du problème.

Pour répondre enfin à la question : j'ai continué parce que je ne ratais pas... J'ai songé à abandonné ces études plusieurs fois mais je n'en ai pas eu le courage.

#6 cKei

cKei

    True Neutral

  • Legendra VIP
  • 3 464 messages

Posté 30/11/2016 - 15:16

Ça je te l'avais dit il y a quelques mois : faire une thèse, c'est long, chiant et t'as plutôt intérêt à être hyper motivé. C'est pas une branche qu'on choisit par défaut.

 

Pour le reste, étant chimiste moi-même, je te donne mon ressenti :

 

Je me suis arrêté au BTS parce que je trouvais le boulot de technicien/assistant ingénieur plus agréable que celui d'Ingénieur ou pire, de chercheur. Avec quelques années de travail dans les pattes, je m'aperçois qu'en fait la seule vraie différence se situe plus dans la rémunération que dans les responsabilités qu'on te donne, en tout cas dans ma branche.

 

Personnellement j'ai écumé différent postes depuis ma fin d'études, un chez un grand groupe pharma mais sur un taf assez peu qualifié, divers projets dans des labos de recherche publique sur des prototypes, des appareils d'analyse ou les deux. J'ai jamais travaillé en production ni en synthèse par contre, j'aurais pu mais j'ai fait en fonction des rares embauches qu'on m'a proposé.

 

Voir différents aspects de la chimie, ça m'a permis de savoir où j'allais me sentir le mieux. Je pense que si je faisais un boulot mécanique comme la prod en industrie, je m'y ferais chier. La synthèse bof. L'analytique "de masse", cad dans de grosses structures, j'aurais l'impression là aussi de travailler à la chaine. De plus, la chimie "sale" c'est pas trop mon truc parce que moi aussi - sans être forcément écolo pur jus - je me pose des questions sur l'environnement.

 

Le hasard fait bien les choses, j'ai fini (après plusieurs années de galères) par chopper un CDI par concours au cnrs dans un labo de recherche, sur de l'analytique et en majorité sur des échantillons provenant du milieu naturel. Ce qui veut dire que non seulement je ne "salis" pas la nature, mais je me dis qu'à ma très petite échelle je contribue à comprendre les fonctionnements de celle-ci, et peut-être que ça servira à terme à l'améliorer (ou à moins la détruire).

 

Maintenant au niveau de mes motivations, je dois dire que je suis pas un fondu de chimie. J'aime apprendre des choses, voir comment ça fonctionne, me cultiver mais j'ai pas forcément le gout de me lancer dans l'approfondissement d'un sujet en particulier (d'ailleurs c'est comme pour les jeux vidéo, je préfère la diversité). Pour tout de dire étant petit j'hésitais à partir sur de la cuisine, parce que c'est assez proche à certains niveaux.

 

Mon boulot est loin d'être parfait. C'est de la recherche publique, donc nos moyens sont très limités, t'es tributaire de la bureaucratie et le grand public ne te reconnais pas comme un fonctionnaire utile. Et surtout j'ai un salaire relativement bas (à peine 1300€ sans compter les primes), alors que le travail que je fais est quasiment le même que certains ingénieurs machine de mon labo. Seule différence, l'ancienneté et le fait qu'ils gèrent une machine couteuse, alors que j'ai un parc moins couteux mais plus diversifié. Y'a une composante routinière aussi, mais suffisamment de diversité au sein des analyses pour ne pas m'emmerder trop profondément, et surtout c'est moi qui décide (je déteste avoir une hiérarchie trop présente) . Puis y'a les séminaires si je veux apprendre des trucs ;)

 

Malgré ça je m'y plais bien. Certaines personnes sont ambitieuses, moi pas forcément et pour moi c'est une qualité. Ce qui compte à mes yeux, ça n'est pas de marquer le monde de mon empreinte mais de vivre une vie peinarde. Ça me suffit pour vivre sans forcément être trop près de mes sous (bon je suis célib et casanier, ça aide), dans mon boulot personne ou presque ne me dit comment travailler et on me fiche une paix royale, tant que je fais le taf évidemment. Du coup je ne suis pas stressé en permanence, ni ne travaille 24/7 comme j'ai vu certains chercheurs le faire. Et j'ai un emploi théoriquement stable, ce qui de nos jours est un luxe. Dans les prochaines années je risque d'essayer de me rapprocher de mon sud-ouest natal ou au moins de passer sur un poste mieux payé mais de même teneur selon les possibilités.

 

Je pense que c'est un type de taf dans lequel je suis bon, sans avoir les chevilles qui enflent, parce que quand t'as un mec qui se voit plus haut qu'il n'est il se fout de délivrer de la donnée fiable ; moi j'y fais attention et à côté de ça quand je rentre chez moi je peux m'adonner à mes passions sans me prendre le chou avec mon boulot. ^_^



#7 Pwyll

Pwyll

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Posté 30/11/2016 - 21:26

C'est difficile de te répondre, surtout quand on a jamais été dans la recherche. 

 

De mon côté, je cherche aussi ma voie depuis la fin de mon Master en communication. Je m'étais rendue compte en fin de M1 que la communication d'entreprise n'était pas du tout faite pour moi. Mais que faire ? Surtout après plusieurs années, je me voyais pas recommencer de nouvelles formations...

Du coup ce qui s'est passé, c'est qu'après mon Master 2 j'ai fais un service civique comme animatrice multimédia dans un cybercentre et que ce fut vachement cool ! Et comme il restait encore 15 jours avant de débarrasser ma chambre de bonne, j'ai négocié un stage professionnel via Pole Emploi dans la bibliothèque de la ville. Pas vraiment un coup de foudre mais du coup c'est comme ça que j'ai décroché un CDD de 1 an comme agent de bibliothèque dans ma ville six mois plus tard. Et là, mon contrat se terminait aujourd'hui mais je reprends en janvier pour six mois renouvelable une fois. 

 

Alors oui ça me plait mais bon, j'ai pas de formation dans les métiers du livre, pas de concours et mon utilité dans l'équipe c'est d'être la chargée de com, agent informatique de premier secours et spécialiste du secteur manga jeunesse (que j'ai développé en menant une grosse étude de notre catalogue). Mais voilà, les postes dans la filière culturelle sont rares, les concours se perdent très facilement, surtout quand on voit le faible nombre de postes qui s'ouvrent / sont remplacés. J'ai choisi le mauvais cheval o/ Du coup, je profite du mois de décembre pour demander à Pole Emploi pour faire une formation d'agent administratif histoire d'ouvrir un peu la porte des possibilités...

 

 

Pour répondre enfin à la question : j'ai continué parce que je ne ratais pas... J'ai songé à abandonné ces études plusieurs fois mais je n'en ai pas eu le courage

 

C'est marrant car c'est exactement ce que j'ai eu dans mon cas. Je suis allée au bout de mon Master sans jamais redoublé une seule fois de ma scolarité. Et même quand j'ai douté de ma formation, je me voyais pas abandonné, de peur de l'échec, de voir ces années perdues. 

 

 

Enfin pour te répondre, vu que tu aimes te sentir utile, peut-être te tourner vers des métiers qui lorgnent vers la sociabilité et le contact. Je sais que c'est un peu pareil pour moi. Je me vois mal passer mes journées derrière un écran pour écrire des communiqués de presse bidonlol. Le contact avec le public et les relations que l'on tisse avec au quotidien c'est quelque chose qui rend la vie vraiment cool car on sait qu'on est là pour une bonne raison (on nous a pas encore remplacé par des robots pour assurer le service public). 

 

Bon courage :) 


Modifié par Pwyll, 30/11/2016 - 21:27.

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#8 Meat

Meat

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Posté 01/12/2016 - 07:25

Ma réponse risque d'être un peu redondante après ce que tout le monde a dit, mais bien qu'il soit important de réfléchir à ce que tu VEUX faire, il ne faut pas non plus oublier de prendre en compte ce que tu PEUX faire.

Ce que je veux dire, c'est qu'il peut être plus facile de t'épanouir et de progresser dans un domaine que tu maîtrises déjà que de recommencer en bas de l'échelle et de tout réapprendre de zéro. D'autant plus que les envies changent donc ce que tu as envie de faire comme job maintenant n'est probablement pas ce dont tu auras envie dans 5 ans.


En ce qui me concerne pendant 5 ans j'ai fait un job qui me plaisait sans me soucier du salaire ou des opportunités futures. (Prof d'anglais) J'ai pris mon pied, appris énormément, était entouré de collègues fantastiques, franchement c'était génial. Et puis ma situation familiale à changé, ce qui amène des responsabilités autres que l'épanouissement personnel. Donc ça demande de remettre plein de choses en question et de réfléchir. Une possibilité par exemple eut été de chercher une poste différent dans le même domaine; une autre de faire autre chose. Ça semble sûrement très arrogant, mais à ce moment là je me suis rendu compte que j'étais hyper bon dans ce que je faisais : je me sentais en confiance, persuadé d'être le meilleur dans mon domaine. La perfection amenant la routine, une marge de progression quasi-inexistante, ont fait que ce job que j'aimais tant était devenu d'un ennui profond, et ce bien avant que j'en prenne clairement conscience.

Du coup, changement de décor, nouvelle aventure, nouveau challenge : je décide de devenir assureur (au Japon). N'ayant aucune expérience préalable ça a demandé beaucoup d'efforts, mais ça valait le coup car de nouveau je m'éclate au travail. Entre temps j'ai même compris que tout ce que j'avais fait avant ne serait pas inutile ici non plus.
C'est alors qu'on me demande de faire des cours aussi. J'ai d'abord envie de dire non, mais après réflexion je me dis que dans la boite je suis le seul à pouvoir faire ça et qu'en plus je peux le faire bien ! Il serait bête de refuser d'utiliser une des rares compétences que je maîtrise. Et comme ce n'est plus mon activité principale ça me permet de tenter une approche différente, de prendre plus de risques et de faire moins de choses à contre-coeur.


Là où je veux en venir, c'est qu'il est important de trouver un bon équilibre entre l'envie et les capacités. C'est à mon avis de cette manière qu'on est le plus à même de se créer une identité professionnelle unique et de ce fait de devenir le meilleur. Ça facilite aussi les opportunités diverses.
Même après des années Il y a toujours des moments où on doute : moi non plus je n'ai pas encore trouvé l'équilibre idéal et en ce moment même j'hésite à mort sur un projet qu'on m'a proposé. Je pense juste qu'il serait bête de jeter tes années d'études, et que si tu arrives à les recycler d'une façon ou d'une autre ça sera sûrement très positif pour toi. Une fois les études arrêtées c'est sur d'y retourner en plus.

Pour ce qui est de partir bosser à l'autre bout du monde, c'est mon cas. C'est comme ça qu'il m'a semblé que je pourrais m'épanouir le plus, mais c'est sûrement différent pour tout un chacun. Il fait prendre en compte que ça limite quand même les choix professionnels, et que ça implique pas mal d'efforts sur La façon de travailler et l'insertion dans l'environnement pro.
En tout cas je regrette pas ;)

Pareil que Herbrand, si tu veux discuter d'un point ou l'autre plus en détails n'hésite pas à me contacter.

Modifié par Meat, 01/12/2016 - 07:26.


#9 Shinji

Shinji

    Lucky Gamer

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Posté 01/12/2016 - 08:41

De mon côté, je suis en banque (Société générale) et en gros je suis expert "Excel"/"Reglementaire", on me demande de faire des tableaux pour notre régulateur (la BCE) ou en interne.

Apparemment je fais bien mon job car toujours des supers évaluations mais j'avoue que personnellement je m'ennuie sevère.

Mais comme dit Meat, j'ai une famille et du coup le ratio horaire est bon et me permet quand même de bien profiter de ma famille (RTT/Télétravail/Ect)

 

A la base j'étais informaticien (Epitech) mais j'ai pété les plombs et pas fait la dernière année pour faire un master 2 de commerce international, les recruteurs en général ne comprennent pas mais j'ai finalement réussi à rentrer dans le système via le VIE.

 

Et je te conseille peut être de regarder cette piste du VIE (Volontaire International en Entreprise) pour partir à l'étranger et bosser un peu dans un environnement différent, je pense que des boites comme Total/Shell/BP/Chevron seraient intéressées par ton genre de profil.

C'est jusqu'aux 29 ans ce contrat et ça permet vraiment de profiter d'une expérience à l'étranger et de réflechir un peu à ce que tu veux faire après (perso je l'ai fait pendant 2 ans en Serbie à Belgrade et j'en garde de bons souvenirs)


Modifié par Shinji, 01/12/2016 - 08:41.

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#10 bruninho87

bruninho87

    POR-TWO-GAL

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Posté 01/12/2016 - 18:06

Personnellement, je travaille dans le domaine bancaire - en même temps j'habite en Suisse, c'est quasiment dans les mœurs ce domaine. Cependant, je dois dire que paradoxalement à toi, je n'ai pas fait de longue étude ou plutôt, j’ai fait le minimum requis en Suisse qui me permettait d’ouvrir certaines portes.

 

Pourquoi n’ai-je pas fait de longues études ? Malgré que j’aie tenté l’expérience en effectuant une seule année en École d’Ingénieur, je n’ai pas voulu poursuivre alors que je passais l’année. Je me disais que passé 7 ans de ma vie pour être simplement dans un domaine spécifique me convenait pas. En l’occurrence l’informatique. Du coup, j’avais opté pour le Commerce et ai obtenu facilement mon diplôme. Je pouvais continuer, mais l’école et les études ne me convenaient pas car ayant « trop » de facilités  et n’ayant jamais eu besoin d’ouvrir un bouquin pour étudier/apprendre, je finissais par m’ennuyer. Alors étant assez débrouillard, dès mes 19 ans et mon diplôme en poche, je continuais des études supérieures tout en cherchant du travail. Bien évidemment, je n’allais pas accepter n’importe quoi et je cherchais dans un autre domaine qui me passionnait ; le domaine bancaire.

 

Portant beaucoup d’affections aux chiffres, je me voyais inexorablement (mais je voulais par-dessus tout) aller dans ce domaine-là. Après plusieurs mois (environ 5-6 mois), j’ai eu de la chance, et surtout un bon carnet d’adresse, qu’on m’accepte entretien dans une Banque. Malgré que ça soit qu’un boulot temporaire (6 mois) pour faire du classement/codification dans les systèmes, je me suis dit : « C’est une chance qui ne se représentera plus dans ma vie. Un pied dans une Banque, c’est une chance ». L’entretien se passe bien. Tellement bien que je suis engagé et commence la semaine suivante.

 

Ayant fait mes preuves, quelques mois après, ils me font signer un CDI et commence à prendre gentiment de la responsabilité au sein du Back Office. Plus le temps passe et plus j’effectue des tâches intéressantes. Par contre, après 2 ans, je commence à avoir envie de voir ailleurs et surtout qu’à 21 ans, j’ai envie de gentiment tâter d’autres services. Ayant un faible pour la recherche en général, je réussis à m’engager auprès d’une toute nouvelle équipe au sein de la Banque qui effectue la révision Clientèle.

 

Depuis, je suis devenu adjoint du Département du Business Risk Customers Review. Notre département (qui était tout neuf à l’époque) est devenu la pierre angulaire la plus importante aujourd’hui dans le domaine bancaire suisse. J’adore ce que je fais, chaque année de nouvelles tâches nous sont conférées car nous devenons le département central (Middle Office) entre les différents départements au bon fonctionnement de la banque que ça soit dans le fonctionnement opérationnel ou commercial.

 

Ça fait un peu Success-Story, mais c’est surtout par mes moyens et mon acharnement au travail que j’ai su ce que je voulais faire et ai démontré au fils des années mes qualités au sein de l’équipe. Ça ne répond pas totalement à ta question, mais ça te permet de te rendre compte que même si tu commences dans une fonction qui ne te plaira pas forcément, c’est déjà une « chance » de te la donner et de tenter l’aventure. De fils en aiguille tu sauras ce que tu voudras. Soit plus dans l’action que dans la réflexion, tu es jeune, et je pense que tu n’as pas des impératifs comme un père ou une mère de famille. L’expérience et « l’aventure » sont les maitres mots de ta carrière, jusqu’à trouver ta voie.



#11 MeDioN

MeDioN

    Hipster à lunettes

  • Admins
  • 41 647 messages

Posté 05/12/2016 - 21:15

Moi je suis directeur technique dans une petite boite d'informatique (quinzaine de personnes) après un parcours classique (prépa -> ecolé d'ingé puis tous les postes depuis stagiaire développeur entre petites, moyennes et grosses structures), dont une expérience longue durée à Londres pour découvrir un peu autre chose, qui s'est avérée géniale.

J'adore mon boulot, entre challenges techniques, gestion de projet, relation client, encadrement des jeunes ingénieurs, et un peu de ressources humaines.

Seul bémol, l'investissement nécessaire que la boite tourne bien, entre 60 et 70 heures par semaine, ce qui empêche un peu de jouer autant qu'avant, la majorité du temps libre étant consacré à la petite famille et ne convient pas à beaucoup de gens.

 

Pour la recherche, une expérience à l'étranger peut être intéressante à ton age, si tu en as la possibilité.

Ce qui sûr, c'est qu'avoir un boulot qu'on apprécie et où on sent bien est quand même une chance et un but à atteindre quand on peut, les journées pesantes qui s'accumulent sont forcément difficiles à vivre et rejaillissent négativement sur tout le reste.


"L'orthographe, la syntaxe et la grammaire constituent la première forme de pensée structurée. Or, une structure de pensée, de raisonnement, est indispensable au développement de l'intelligence." Laurent Lafforgue
"La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence. La confiance une des formes de la bêtise." Paul Léautaud

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#12 Kez'

Kez'

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Posté 05/12/2016 - 21:33

Je pense qu'aujourd'hui, il est, dans une moindre mesure, simple de changer de voie, l'essentiel est d'être satisfait et de rentrer chez soi le soir avec le smile. Cela peut prendre son temps pour trouver ce que l'on désire vraiment faire, mais le fait que nous soyons tous relativement jeunes sert à cela dans un sens, nous sommes issus de la génération Y, la plus polyvalente actuellement, puisque nous sommes celle qui possède la meilleure capacité d'adaptation.

Je pense notamment à mon vieux, et certains membres de ma famille qui attendent tristement la retraite pour enfin arrêter de faire un travail qui ne leur plaît pas et qui sont pour la plupart, déconnectés des nouvelles réalités professionnelles. La génération Z elle, porte bien son nom, elle signera la fin de l'espèce humaine.

Non blague à part, je pense qu'avec toutes les facilités actuelles pour voyager/étudier/travailler à l'étranger, les nouvelles technologies, les mélanges des cultures, il est un peu plus simple de trouver quelque chose qui puisse nous satisfaire pleinement. Parfois il faut simplement expérimenter pour trouver, le temps n'est perdu qu'à partir du moment où on se dit "ah j'aurais dû...", mon humble avis.



#13 Ahltar

Ahltar

    SF Revival

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Posté 07/12/2016 - 13:43

Alors ça va pas être simple de faire un truc assez ouf pour changer ce monde de merde en tant que développeur info :)

 

Tu ne sais pas trop ce que tu souhaites faire alors je vais pas savoir pour toi, à part te sortir le classique "réfléchi bien", c'est pas simple de te filer des conseils.

En tout cas, pour bosser dans l'informatique, tu n'as pas forcément besoin de choper un diplôme dedans, j'ai croisé pas mal de collègues avec des master chimie ou des doctorats en sciences diverses.

Bien entendu, c'est tout de même mieux d'avoir un diplôme dans ton domaine pro.

Mais comme on te l'a dit au dessus, si tu peux aller au bout de ton doctorat, tu ferais mieux de le faire (après, si ça devient insupportable, casse-toi hein, mais bon, je pense pas que ce soit insupportable).

 

Bref, pour revenir sur l'info, avec un BAC+8 dans n'importe quoi, tu devrais pouvoir te faire embaucher par à peu près la SSII que tu voudras afin d'être consultant en quelque chose...

Cependant, sauf opportunité de ouf et coup de moule de l'outremonde, tu ne participera pas à un truc de malade qui changera la face du monde.

J'ai même l'impression que pour changer la face du monde, vaut mieux être dans la communication (histoire de savoir se faire voir et tout) et encore...

En tout cas, je pense que tu ne manqueras que difficilement de travail et que, sur ça au moins, tu ne devrais pas trop t'inquiéter.

L'info ça recrute tout et n'importe quoi :)

Tu n'as qu'à te faire un CV en ligne sur Monster ou autre pour voir si t'arrives à choper un entretien avec un SSII, ça serait un bon test pour te rassurer, peut-être ?

 

En ce qui concerne mon propre parcours, je pense pouvoir dire que j'en ai pas mal chier et que j'en chie encore.

J'ai un Master en systèmes d'information et technologies nouvelles (2006) et je fais du grand système d'IBM depuis plus de dix ans.

J'ai fait toutes mes études en alternance, pratique pour avoir des sous et une bonne expérience à faire valoir dès la sortie de la fac.

Sortie qui s'est d'ailleurs fait très pressante sur ma dernière année d'étude, j'en avais plutôt ma claque.

 

Alors oui, je suis plutôt satisfait de mon boulot actuel, la paie est pas mal et la situation géographique plutôt confortable (je suis pas loin de l'autre en vert plus haut ^^), j'ai aussi quelques perspectives d'évolutions devant moi.

Mais j'aimerais souvent que ça avance plus vite dans un sens qui m'arrange plus, dans le fond.

Et j'ai aussi dû changer de boite plusieurs fois, et même expérimenter des trucs en dehors de mon projet pro (électricien, serveur, ...).

 

TLDR : Ne t'inquiète pas trop, avec un Doctorat et une appétence pour l'informatique, tu devrais trouver du boulot sans trop de problème, au moins sur Paris, via toutes les SSII qui traînent. En expérimentant un peu, tu finira certainement par trouver un sujet qui te branche.

 

PS : Les métiers du test servent à rien, ils vont disparaître car Giles est super à la mode en ce moment \o/


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#14 Shinji

Shinji

    Lucky Gamer

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Posté 07/12/2016 - 13:59

Pour moi c'est la déchéance de travailler dans une SSII, c'est la chienlit de l'informatique, toujours le cul entre deux chaises (ta boite, ta boite d'accueil), bref j'ai toujours fui ce monde comme la peste.

 

Et surtout dans les grosses boites, les prestataires sont considérés comme des "sous employés", bref vous l'avez compris j'aime pas les SSII :)


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#15 Ahltar

Ahltar

    SF Revival

  • Legendra VIP
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Posté 07/12/2016 - 14:14

Ouais, mais j'ai jamais réussi à me faire embaucher par une banque, alors j'ai pris le parti de progresser là ou je suis.

Et actuellement, je ne suis pas en régie, je bosse pour un client dans les locaux de ma propre boite avec des collègues de ma propre boite :)
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