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Jeux Finis (hors RPG)


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4345 réponses à ce sujet

#4306 peacecraft

peacecraft

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Posté 11/04/2020 - 18:07

J'ai fini "A way out" à deux en local. J'ai trouvé le jeu original, unique et plaisant à faire malgrè ses nombreux défauts : écriture, molesse, gunfight et conduite hasardeuse ...
Mais je sais pas, il a quelque chose qui nous fait dire qu'il y a moyen d'avoir un jeu grandiose si la recette est reprise et mieux travaillée.

Après j'ai peut être ce sentiment car je n'ai jamais joué à des jeux narratifs comme Life is Strange ou les Quantic Dream ...

Des gens l'ont fait ici ?


Je l'ai commencé mais pas (encore) terminé. C'est pas mal comme concept, même je trouve ça un peu mou. Et puis étant donné que le jeu ne peut se faire qu'à deux, on le finira après le confinement. Ça reste une bonne expérience en coopération avec un pote. Par contre, les prix pratiqués pour le version physique sont assez scandaleux !

Si c'est l'aspect narratif qui te plait, tu peux essayer Detroit, c'est très bon et très prenant.
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#4307 Bobmallet

Bobmallet

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Posté 11/04/2020 - 22:57

Attention Ragna, il faut le faire à deux et l'univers carcéral ne représente que 20 - 30% du jeu.

Je vais tenter Life is Strange 2 (ma copine l'a) et je sais qu'elle veut se faire Detroit aussi je verrais à ce moment là.

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#4308 Ragna

Ragna

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Posté 12/04/2020 - 01:13

Ah ouais... Moi qui pensais que la coop était secondaire/optionnelle, mais elle est obligatoire pour avancer. Je m'en serais informé avec quelques reviews avant de le prendre si je m'étais vraiment décidé, mais merci de me prévenir en tout cas. Du coup, je passe mon chemin. Ils auraient pu laisser un mode solo.

 

 

Bon et sinon, j'ai terminé Layers of Fear 2, avec les 3 fins. 

 

 

Je ne vais pas en faire un roman pour le coup, vu que j'explique suffisamment les bases du gameplay et de l'ambiance sur ma critique du premier Layers of Fear, que j'avais adoré comme un fou. 

En effet, le second opus reste dans la même lignée, sauf que l'histoire, les personnage et le cadre changent bien évidemment. Du coup, le jeu ne prend pas vraiment de risques mais reste de la même qualité que son petit frère (même si, à dire vrai, j'ai préféré légèrement un peu plus le 1er LoF qui m'a paru un peu plus intense et prenant avec l'art de la peinture). 

Le cinéma est la toile de fond du 2, et bon dieu, qu'est-ce que ça s'adapte superbement aux mécaniques originelles de la licence ! Graphiquement, on est un cran au-dessus, et musicalement, on reste dans la même mécanique de répartition entre morceaux et sons jonglant parfaitement avec le moment présent. L'ambiance du septième art a fait mouche sur moi, et bien que j'aie trouvé le début (le premier acte sur les cinq que l'on doit jouer pour finir la partie) un peu lent et ordinaire, ça s'améliore à partir de la moitié environ du l'acte 2 et ça se maintient par la suite. Tout comme son prédécesseur, cet épisode réussit la prouesse de me donner des frissons, de me dresser le duvet durant certains jumpscares, le friselis du vent ou d'une apparition. De fait, la grande (et seule) nouveauté dans ce volet, c'est l'entité. Une sorte de créature spectrale qui nous poursuit dans certains passages du paquebot de croisière, et mine de rien, ça installe une certaine tension. Il faut chercher à lui échapper. L'appartion de fantômes ou de monstres informes pointait déjà le bout de son nez dans LoF 1, mais timidement et rarement, ici, c'est devenu un ennemi récurrent. Je trouve cependant un peu dommage que les dévs n'aient pas varié un minimum le bestiaire, même si celui-ci serait resté petit dans tous les cas conformément au contexte et la longueur du soft. 

Il n'en reste pas moins que les effets spéciaux en mettent plein la vue, au point de nous faire perdre parfois nos repères malgré la linéarité inexorable du titre, alors que la DA est superbe et joue intelligemment avec nos peurs et notre sens de l'orientation tout en faisant fi des lois de la physique et l'espace. Parfois même, on voyage dans les dimensions, ayant l'impression d'entrevoir des lieux-clés et des souvenirs de l'histoire qui se veut très philosophique pour sa part, en misant sur le cinéma et certaines références du domaine. On a parfois l'impression de ne plus se trouver dans le bateau mais d'y être aussi en même temps, tant ça joue avec notre perception et nos sens.

C'est la beauté même de Layers of Fear, avec de l'horreur psychologique venant toujours à point nommé, sans en faire trop, et sans verser inutilement dans le gore. Artistique du début à la fin, ce jeu d'horreur m'aura bercé et fait rêver. Nonobstant, il m'a légèrement moins marqué que son aîné. Mais le plaisir est bel et bien là, et l'ADN toujours présente pour me glacer le sang. Question durée de vie, ça se tient plus ou moins comme le 1er, et point de contenu additionnel. J'ai néanmoins trouvé que ça suffisait amplement pour raconter une histoire et dépeindre tout un univers. 

 

 

8,4/10

 


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#4309 Yahiko

Yahiko

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Posté 12/04/2020 - 10:59

Comme j'ai du temps en ce moment, petite critique de Resident Evil 3 avec un peu de spoil obligatoire sur la fin du jeu pour expliquer mon avis.
 



RE2R avait pour lui de respecter le déroulement et l'univers de base en y ajoutant ce qu'il y avait besoin de lui ajouter pour le moderniser et l'adapter à l'époque. Un équilibre difficile à trouver mais un défi que Capcom avait su relever haut la main pour ce que je considère aujourd'hui comme le meilleur épisode de la série. Pour RE3, Capcom a pris le parti de revisiter l'oeuvre originale et de proposer une autre lecture de la campagne. Avec RE3R la série sort de la série Z et de l'esprit un peu kitsch qu'elle cultive depuis ses débuts à tous les niveaux. Au niveau du script déjà et tout ce qui en découle déjà : le casting est au top, Jill et Carlos sont absolument parfaits dans leur ré-écriture et les dialogues du jeu sont d'assez loin les meilleurs que la série propose. La mise en scène s'élève également et le RE Engine sublime le tout, les plans sont magnifiquement choisis. A ce niveau c'est un régal, RE3R évolue bien au-dessus les standards de la série. 
 
Mais Capcom va plus loin et casse aussi cet esprit série Z dans la progression du jeu. Pas de puzzle, on se concentre sur la traque du Nemesis et sur la nécessité de quitter la ville. Un choix totalement cohérent dans le contexte précis de RE3. Plus besoin d'aller pousser une statue à l'ouest de la carte pour récupérer un diamant à insérer dans un mur pour laisser accès à un mécanisme qui permettra de faire redémarrer une horloge au sud afin de récupérer la clé qui nous ouvrira les portes d'un bâtiment où il faut se réfugier. Il faut fuire, aller vite, donc on va à l'essentiel. Quand la grille d'une ruelle est fermée, on rentre dans le bâtiment qui est à côté et on prend la clé qui se trouve dans la boite à clés. C'est un peu l'essence des premiers RE qui disparaît. J'aurais certainement été déçu que ce choix soit fait pour le premier ou le deuxième épisode alors qu'ils sont directement structurés pour ce genre de progression, mais le contexte de RE3 le rend cohérent et je trouve la proposition particulièrement intéressante. On se retrouve face à un Terminator-like mod zombie parfaitement rythmé et mis en scène. En tout cas sur les premiers trois-quarts du jeu. 
 
Je n'ai pas grand chose à reprocher au jeu pendant cette très grosse majorité du temps. Le seul petit point regrettable concerne Nemesis et son incapacité à ouvrir les portes. Là on pointe une incohérence dommageable. Je trouve que c'est précisément ce qu'il y avait de stressant dans RE2R avec la traque de Mr X qui nous suivait partout dans le commissariat. Du coup on se retrouve avec des situations un peu étranges où on peut prendre le temps de fouiller un magasin de jeu pendant que la créature nous observe sagement à la fenêtre en attendant notre sortie. J'ai longtemps pensé que ce serait le seul grief que j'aurais à faire au jeu et je m'en serais volontiers contenté. Car à côté de ça il y a des passages vraiment plaisants et marquants. Au-delà de leur réécriture j'ai beaucoup aimé l'alternance de gameplay entre Jill et Carlos et les petites nouveautés à ce niveau-là. Car si le jeu coupe quelques passages de l'original il en rajoute d'autres plutôt sympas. La visite du commissariat avec Carlos en est un et le passage avec Tyrell le rend plus intéressant que dans l'original avec Jill. Les petits liens fait avec RE2R font leur effet. Idem pour son passage à l’hôpital. J'ai beaucoup aimé l’ambiance des lieux et les scènes qu’on y vit à la fin de ce passage entre les trois protagonistes. Ça restera même un des moments très sympa de la série à mes yeux.
 

Spoiler

 
Heureusement les deux boss de fin sont relativement sympas. Surtout la première forme. Pas très difficiles en soi, d’autant qu’on a masse d’objets de soin et de munitions mais je préfère un combat avec une victoire qui repose sur un timing d’esquive et des actions contextuelles que me retrouver face à un sac à PV.
 
Le bilan de ce RE3R est plutôt bon dans l’ensemble, voir très bon pour une majeure partie de l’aventure. Mais il est clair que cette fin rushée laisse un goût d’inachevé amer et contribue aux bilans plutôt négatifs qu’on peut lire. C’est clairement une grosse erreur de calibrage de Capcom, alors que la proposition de base était hyper intéressante et cohérente avec la nature du jeu.

 

8/10



#4310 Ragna

Ragna

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Posté 12/04/2020 - 13:47

 Au-delà de leur réécriture j'ai beaucoup aimé l'alternance de gameplay entre Jill et Carlos et les petites nouveautés à ce niveau-là. Car si le jeu coupe quelques passages de l'original il en rajoute d'autres plutôt sympas. La visite du commissariat avec Carlos en est un et le passage avec Tyrell le rend plus intéressant que dans l'original avec Jill

Voilà pour les nouveautés par exemple. Il y a des scènes inattendues à des endroits tout aussi inattendus. J'ai lu que beaucoup criaient au scandale du fait qu'il manque le beffroi et le cimetière, mais ce qu'on n'a pas dans un sens, on l'a dans l'autre. Après tout, pourquoi un remake devrait-il reprendre tout les lieux de l'original à la lettre ? S'il y a des moments détournés comme ça, et j'imagine qu'il doit bien y en avoir d'autres (j'ai pas lu le spoiler pour me garder la surprise), pour moi ça fait le taff. Ça surprend et ça donne une identité au remake, pour éviter de ressember un peu trop à l'original.

 

Par contre, je sais déjà que je regretterai la disparition d'énigmes. Il y a doit y avoir des objets-clés à utiliser je pense quand même. Mais j'aime beaucoup les énigmes dans les RE, et dans les survival horror en général.

 

 

 

 mais je préfère un combat avec une victoire qui repose sur un timing d’esquive et des actions contextuelles que me retrouver face à un sac à PV.

Ce que RE3 ne développe pas plus en scénario malgré quelques surprises, il le développe dans sa rejouabilité. Si tu veux du challenge, au-delà du mode Hardcore, il y a les modes Enfer et Cauchemar. C'est bien simple, un coup du moindre ennemi = one shot. L'esquive est primordiale.

 

Bon ben ça va au final, t'as l'air d'avoir apprécié quand même. :)

Je pensais qu'il te décevrait un peu plus, mais ça passe bien. 


Modifié par Ragna, 12/04/2020 - 16:02.

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#4311 Ragna

Ragna

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Posté 14/04/2020 - 21:28

Finito Close to the Sun sur PS4. 

 

Un énième survival horror indé en vue subjective. Le jeu est simple à prendre en main, il n'y a pas vraiment beaucoup de touches à assimiler ou d'actions possibles horrmis courir et interagir avec les touches contextuelles. J'ai bien aimé la première partie du navire mettant en avant le faste du bateau de croisière, qui est également un navire scientifique. Et la taille du truc est immense ! La deuxième partie fait plus industrielle que croisière dans son design, et j'ai un tantinet moins aimé malgré la cohérence avec le contexte. En tout cas, c'est assez réussi graphiquement, et les animations tournent bien. Juste un brin de flou entourant certains éclairages et surfaces rutilantes fait un peu tâche. On explore et plus on avance dans les chapitres, plus ça se transforme en une fuite en avant. Impossible de se défendre, il faut compter sur ses jambes pour survivre aux pièges et aux courses-poursuites avec les monstres et tueurs. L'erreur est en général sévèrement sanctionnée, du fait que pratiquement tout est mortel, et le timing est souvent sollicité. Mais il faut surtout une bonne connaissance du jeu pour éviter tout échec. Et c'est là que le bât blesse j'ai envie de dire, les phases de poursuites étant ratées en majorité car il faut emprunter un chemin prédéfini en faisant parfois un détour pour ralentir l'ennemi et s'en sortir ; et si on tombe sur une impasse (alors qu'en ligne droite on se fait parfois rattraper en moins de deux, illogique...), on est cuit sans aucune alternative de s'en sortir, ou encore l'ennemi arrive à nous barrer la route sans possibilité de le contourner bien que ça soit rare. Il faut également agir très vite dès le départ car le moindre seconde / demi-seconde de retard ou d'hésitation dans certains cas ne pardonne pas. Malgré tout, ces phases pimentent la lenteur du jeu et apportent leurs lots de tension. Et au final, j'ai trouvé qu'en allant vite et droit au but, ça donnait un cachet de film d'action hollywoodien. Bien sûr, des énigmes parsèment l'aventure mais elles sont simples comme bonjour. Et le jeu en lui-même est plutôt assez court, surtout quand on le connait et on apprend à vite le connaître en 2-3 parties. J'ai trouvé que les développeurs auraient pu aller plus loin dans l'exploration de l'Hélios, du fait du gigantisme de ce bateau-ville, mais il n'en est rien. Certaines influences se retrouvent comme du Bioshock pour les décors. Et musicalement, j'ai trouvé cela quelconque, avec une touche kitsch au piano. Le doublage en français est plutôt bon, mais il y a du décalage avec les sous-titres par moment.

 

En gros, un petit jeu d'horreur sympathique qui ne casse pas des briques, surtout niveau scénario série B et plutôt tiré par les cheveux, même s'il y a quelques idées de potentiel. Dans le fond, j'ai quand même passé un moment sympa. Fini bien vite, il s'oubliera tout aussi vite en attendant d'attaquer quelque chose de plus gros et plus long. 

 

 

 

6/10


Modifié par Ragna, 14/04/2020 - 21:30.

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#4312 Popolon

Popolon

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Posté 15/04/2020 - 11:06

Fini Wai Wai World 2 sur NES. Et c'était génial !

 

Comme le premier, Wai Wai World 2 est un crossover des licences de Konami dans un jeu multi-genre. La majeure partie, c'est de la plate-forme/action mais on trouve 3 niveaux en shoot'em up, un puzzle game et un jeu de course ! Il y a même un passage qui se joue comme Frogger !

Un grand méchant a enlevé la princesse Herb et a ramené à la vie des ennemis des différents mondes de Konami (Goemon, Getsu Fuuma Den, Baby Upa, Contra, Castlevania, Gradius, TwinBee). On contrôle un androïde, Rickle, une sorte de Mega Man et on lui choisit 3 partenaires parmi 5. Quand on ramasse une capsule ©, on peut se transformer en l'un de ces personnages et profiter d'attaques différentes, pendant 60 secondes. On ne perd alors plus de HP mais du temps de transformation, ramasser des trousses de soin en rajoute. Le jeu n'est pas très difficile, d'autant qu'il y a des passwords pour revenir où l'on s'était arrêté, et joue à mort sur le fan-service : chaque niveau est un gros clin d’œil à un jeu de Konami, jusque dans la musique et les bruitages. C'est fun, très varié, avec une pointe d'humour et en plus, c'est techniquement très abouti.

Je ne trouve pas vraiment de défauts au jeu, pour peu qu'on soit familier avec les licences de l'éditeur à la petite vague, hormis peut-être le passage en jeu de caisses qui rappelle Road Fighter, qui n'était déjà pas super.

 

Dommage qu'il ne soit pas plus long et qu'il n'y ait jamais eu de Wai Wai World 3.

 

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Et en plus, on peut jouer à 2 simultanément !


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http://www.uvlist.net/user/popolon

 

Il ne sert à rien de s'inquiéter car s'inquiéter ne change rien.

 

Nous sommes là pour si peu de temps, alors... autorisons-nous la joie.


#4313 Ragna

Ragna

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Posté 21/04/2020 - 16:10

Fini Resident Evil 3 sur PS4, en 8h30. 

 

Un remake de l'original qui, je trouve, se complémente remarquablement bien avec le remake du 2 malgré certaines parties de l'original tronquées. Mais justement, si certaines zones connues ne sont plus là (notamment le beffroi et le parc), elles ont été remplacées par des passages inédits servant de jonction et de transition entre la ville et l'hôpital. Marquant ainsi une nouvelle forme de relecture et d'exploration. La première moitié du jeu ressemble au jeu original dans sa première moitié (à savoir le centre-ville, à la fois reconnaissable pour certains secteurs et tout autant méconnaissable et dépaysant dans sa structure globale), mais la seconde moitié est (presque) radicalement différente par rapport à l'opus original, où les remaniements prennent le pas sur le traditionnel, lors de passages reconnaissables avec un autre personnage contrôlé. Circonstances différentes, situations inédites et séquences toutes nouvelles ajoutent une nouvelle forme de progression remise au goût du jour, mais le fond reste le même au final avec quelques légères petites retouches vers la fin mais sans pour autant dénaturer le canevas d'origine. C'est l'essentiel, et de ce point de vue, RE3 Remake s'en tire avec les honneurs. Certaines séquences déjà connues mais plus appliquées dans leur mise en scène ne surviennent pas dans le même ordre que dans le jeu original, et tout s'imbrique de façon certes déroutante parfois, mais encore une fois la cohérence avec les événements de Racoon City est respectée. 

 

Le jeu impressionne, tant par son remaniement que par son aspect graphique qui est un cran au-dessus du précédent remake sorti l'année dernière (et qui était déjà très beau), le jeu tournant toujours avec le moteur RE Engine sublimé et magnifiant cette revisite de Resident Evil 3 pour l'occasion. Hormis une minorité de petits effets de scintillement sur certaines surfaces de zones extérieures (beaucoup moins présents que dans RE2R), tout est parfait. Il n'y a pas à dire, Capcom sait  maîtriser son sujet en termes de graphismes et c'est un véritable délice pour les yeux, surtout en mode HDR avec une animation exemplaire. 

 

Le cheminement de cette refonte de RE3 cuvée 2020 ne m'a pas dérangé le moins du monde, pour la simple et bonne raison qu'il y a un renouveau et suffisamment de quoi surprendre les connaisseurs. Maintenant, pour ceux qui s'attendaient à un cheminement traditionnel incluant tous les lieux du jeu originels tels quels, forcément, ils peuvent être déçus. Mais je ne trouve pas que ça soit un défaut lorsque le remake apporte du sang neuf tout en jouant la carte de la nostalgie (dans une moindre mesure qu'avec les nouveautés, ceci dit), et encore moins de quoi crier au scandale. Dans mon cas, la mayonnaise a pris. Tout est remis au goût du jour et savamment réarrangé, et pour exemple de changements apportés tout en restant dans la logique des cheminements reprenant les traditionnels schémas des premiers RE [maison/commissariat/ville  égouts → Labo], on retrouve le fameux laboratoire connecté à l'hôpital mais dans un design proche du labo Nest de RE2 Remake tel une autre section labyrinthique inédite, et plus beau encore, gagnant ainsi en complémentarité avec son grand frère remaké.  

 

La bande-son est plutôt bonne dans l'ensemble, mais... tout comme RE2 Remake, elle souffre du fait qu'elle soit discrète et qu'on l'entende de manière "étouffée". En soi, elle reprend plus de thèmes connus de l'orginal s'adaptant à l'aventure, distillant une atmosphère sinistre et macabre. Parfois en de plus rares occasions, elle est tout bonnement absente, ce qui dans un sens permet de mieux mettre en scène l'apparition d'une nouvelle créature ou d'un danger imminent, mais on les entends peu. La fameuse musique de la salle de sauvegarde sera celle qui ravivera la nostalgie chez ceux qui ont fait le jeu original avec un bon réarrangement, en plus de rassénérer le joueur entre les nombreux dangers et principalement la pression énorme qu'installe le NEMESIS, une des armes biologiques les plus terrifiantes et coriaces de l'univers RE. Les musiques font le taf, et étrangement, elles se font un peu plus entendre dans l'hôpital et le laboratoire que dans tout le reste. 

Les effets sonores, eux, sont plutôt bruyants et retranscrivent comme il faut l'ambiance survie et un peu post-apocalyptique de la ville de Raccoon (bien plus que dans tous les autres RE)

Quant au doublage français, il est impeccable, mais j'ai trouvé dommage que, tout comme les musiques, on entend faiblement les voix des protagonistes. Il faut monter assez le volume sonore pour en profiter au mieux, ou se doter de casques.

 

Si RE3 s'était distingué à l'époque, c'était en grande partie grâce au Nemesis, ce monstre quasi-increvable façon Terminator, et quelques autres petites idées comme l'esquive où j'y reviens bientôt. On le retrouve tout naturellement ici. Cette fois, il est plus grand, plus intimidant, plus dangereux, plus puissant, plus véloce et plus imprévisible. Il court plus vite que Jill et est même capable de la dépasser en sautant devant elle pour l'agripper avec son tentacule. Sa première forme reste la même que dans le jeu original, quoi que la créature est composée de certains éléments synthétiques même si elle est majoritairement organique. Par la suite elle mute à chaque confrontation avec Jill, et les mutations de la créature diffèrerent beaucoup du jeu original, en plus d'être très bien exploitées dans le gameplay. C'est probablement pour cette raison qu'il joue le rôle des boss à certaines rencontres où l'on est obligé d'en découdre avec lui, sauf quand on doit lui échapper (parfois même au milieu de hordes de zombies). Et des munitions, croyez-moi qu'il va falloir lui en faire bouffer pour le mettre KO tellement sa résistance est cheatée.

Du coup, je regrette un peu de ne pas retrouver le Grave Digger comme boss, ce fameux ver de terre géant qui avait d'ailleurs été repris dans Resident Evil Code Veronica. Il n'y a pas de corbeaux ni d'araignées non plus, mais tout le reste du bestiaire (Brain Deimos, Cerbères, Hunter Gamma et Hunter Beta) sont présents en plus des sempiternels zombies comme ennemis principaux de base. D'ailleurs, quelques nouveaux types de zombies sont de la partie. J'aime beaucoup le nouveau design du Nemesis, ses nouvelles formes aussi. Par contre, le jeu est bien plus tourné vers l'action que RE2R, mais reste encore un survival horror avec une partie aventure. Il y a toujours des clés à récupérer, des coupe-boulons pour rompre des chaînes, le fameux outil de crochetage de Jill, mais les énigmes sont quasi-inexistantes (seulement deux, et encore, elles sont plutôt simples). Dommage... Parce que les énigmes, c'est un peu ce qui fait l'essence des premiers RE. Au niveau des regrets, je peste également sur le fait que si on tombe par malheur sur une foule d'ennemis à traverser ou à forcer comme passage, il suffit qu'un d'eux nous touche pour faire tituber le personnage et qu'un zombie en profite dans la foulée avant qu'on ait le temps de se rétablir pour nous croquer et nous achever. Le Nemesis ne fait pas de cadeau, il nous achève en nous écrasant par terre si on ne se relève pas vite, mais ça encore ça passe en martelant les boutons. Les Hunter sont impitoyables et vous décapiteront via une mini-séquence de finish si vous tardez à les vaincre et que vous êtes près sans même pouvoir les esquiver, en plus d'être incroyablement résistants avec leur cuirasse reptilienne. Bref, parfois ça se joue au petit bonheur la chance, même si je pense qu'en apprenant à être prudent et en connaissant les ennemis, on peut éviter ces situations menant à la frustration. Pas une seule frame d'invulnérabilité comme dans les anciens RE, ou tout simplement même pas le temps d'esquiver ou d'aller à l'inventaire pour se soigner. Presque toutes les fois où je suis mort, ça a été comme ça, et c'est quand même pute ce genre de "gangbang" je trouve. On s'y habitue malgré tout et on redouble de vigilance. Le système d'esquive (pour Jill) est facile à prendre en main, plus difficile à maîtriser pour ce qui est de l'esquive parfaite qui ralentit brivèment le temps. En revanche, Carlos donnera un coup d'épaule ou un coup de poing pour repousser ses assaillants vu que c'est un poids lourd, mais c'est logique et ça donne une compétence à chacun des deux persos jouables. 

 

Je pense avoir fait le tour. Le jeu m'a bien plu, c'est un excellent jeu, une bonne relecture RE mais pas forcément le meilleur remake de la série, que j'ai trouvé légèrement en déça du remake du 2, et surtout bien loin derrière Rebirth qui est juste le meilleur RE en terme de remake voire jeu vidéo tout court dans cette catégorie de refonte. J'ai préféré le RE3 original (qui reste mon préféré de la trilogie PS1), même si je trouve que ce remaniement reste une bonne alternative. Le nouveau modèle de Jill est plutôt réussi au niveau du photoréalisme basé sur un mannequin russe il me semble, et fait son petit effet. La demoiselle s'endurcit vite, tout comme on avait pu le voir en 1999. Après, le scénario est loin d'être aussi bon que celui de RE2 et surtout de RECV, du bon vieux nanar quoi ! Mais il complète bien et fidèlement les événements marquants de Raccoon City, et on n'en demande pas plus. 

La première moitié est plus oppressante avec les apparitions du Nemesis et sa façon de nous traquer, la seconde l'est moins et laisse place à un peu plus d'action et moins d'apparitions du Nemesis.

 

J'attends un remake de Code Veronica mais apparemment il y aurait des rumeurs faisant état d'un potentiel remake de RE4, et Capcom semble mettre l'accent dessus, mais à prendre avec des pincettes. Un remake du 4 ne me dérangerait pas vraiment, mais il a moins vieilli que les premiers RE et par conséquent, je vois plus adéquat et prioritaire un remake pour Code Veronica (qui est le dernier des anciens RE). Bref, on verra bien.

On parle même d'un Resident Evil 8 en terme d'épisode nouveau, avec un éventuel approndissement de surnaturel (qui avait doucement pointé le bout de son nez dans RE7). Prise de risques pour Capcom... À voir ce que donnera l'avenir de la saga, mais malgré ces quelques questions, je n'ai pas trop à me plaindre pour le moment.

 

 

 

8/10


Modifié par Ragna, 21/04/2020 - 16:39.

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#4314 Yahiko

Yahiko

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Posté 21/04/2020 - 20:15

C’est le nest du 3 que tu trouves labyrinthique ?

Modifié par Yahiko, 21/04/2020 - 21:34.


#4315 Ragna

Ragna

    Cocktail Survival-horror & RPG

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Posté 21/04/2020 - 21:48

Un peu oui, pour la section du hangar avec les fusibles à chercher bien qu'elle soit petite mais sa structure avec la position des échelles et des plateformes d'ascenseur, ça m'a un peu deboussolé au début. 

Du reste, c'est assez linéaire et ça se parcourt rapidement.


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#4316 Popolon

Popolon

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Posté 22/04/2020 - 00:00

Terminé Moai-Kun sur NES.

 

Un petit puzzle game mâtiné de plates-formes vraiment sympa, qui fait penser un peu à Adventure of Lolo mais en vue de côté. On y dirige un petit Moai qui doit sauver tous ses congénères avant de passer au niveau suivant. Le jeu repose sur des blocs à pousser ou à détruire, souvent pour créer des escaliers, quelques ennemis à éviter ou occire. Ca se joue facilement, ça n'est pas trop long et ça occupe agréablement 2-3 heures.

Bonne surprise !

 

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Il ne sert à rien de s'inquiéter car s'inquiéter ne change rien.

 

Nous sommes là pour si peu de temps, alors... autorisons-nous la joie.


#4317 kenjitenma

Posté 22/04/2020 - 01:02

Fini Resident Evil 3 Remake. En moins de 5h.

Après un super remake du 2, Capcom nous pond ici un remake plus que moyen du 3. Oui le jeu est magnifique (mais on le savais déjà avec re 2,7 et dmc 5 que le moteur graphique envoyé du lourd) mais c'est tout. Et surtout un nemesis bien trop scripté. Il pop toujours au même endroit et n'est pas assez imprévisibles comme pouvais l'être Mr.X dans le 2.
Trop de passage tronqué ou supprimé et trop peu de nouveauté.
Bref un remake bâclé et raté.

5,5/10

Après la douche froide du 5, je m'étais fais la promesse que les résident evil au prix fort c'était fini pour moi. Mais après avoir plutôt apprécié le 7 adoré le remake du 2. Je pensais que Capcom avais réussi à remettre sa série sur rail. Mais malheureusement la série me déçoit encore.


Je suis d'accord qu'on est loin des purge 5 et 6. Mais après un excellentissime remake du 2 la chute est trop importante.

Pour le prochain opus je ferai comme pour le 6, 7, 2R et les révélations j'attendrais de les trouvé à moins de 20 euros.

Modifié par kenjitenma, 22/04/2020 - 01:12.

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#4318 Popolon

Popolon

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Posté 22/04/2020 - 22:52

Fini (déjà) Yume Penguin Monogatari sur NES.

 

Penta a sauvé la vie de Penko dans Penguin Adventure, ils filent le parfait amour... sauf que l'ingrate trouve que Penta s'est laissé aller et a pris trop de poids ! Elle le somme de retrouver la ligne sinon c'en est fini de leur histoire ! Sans compter qu'un prétendant entreprenant est sur la brèche...

On prend donc le contrôle de Penta le manchot qui doit subir quelques épreuves et perdre du poids pour regagner le cœur de sa belle dans un jeu de plates-formes (et shoot'em up sur 2 stages) de toute beauté. C'est en effet vraiment très joli pour une NES ! Il faut traverser les niveaux dans un temps imparti tout en faisant baisser une jauge (qui représente la sveltesse du manchot) via des bouteilles de Contrex (ou autre "partenaire minceur"). Évidemment des ennemis nous attaquent en balançant de la nourriture que Penta ne pourra s'empêcher de gober, et qui fera ainsi remonter la jauge de poids. On peut/doit aussi ramasser des réveils qui gratifient de quelques secondes supplémentaires l'avare timer. Plus le personnage est mince, plus il est rapide et agile, il gagne même de nouveaux moyens de se défendre. C'est très fun, varié, et techniquement irréprochable. MAIS, et c'est un déchirement, le jeu est beaucoup trop court ! 6 niveaux, que l'on parcourra en 30-45 minutes, car le jeu n'est pas très difficile et propose en plus des continus infinis. Quel dommage qu'il n'y ait pas 3-4 niveaux de plus, là je suis resté sur ma faim. Certes le jeu propose un deuxième loop un peu plus ardu mais c'est maigre compensation.

 

Au final, on a très bon jeu qui malheureusement se parcourt beaucoup trop vite. C'est vraiment dommage.

 

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Il ne sert à rien de s'inquiéter car s'inquiéter ne change rien.

 

Nous sommes là pour si peu de temps, alors... autorisons-nous la joie.


#4319 Popolon

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Posté 29/04/2020 - 23:28

Terminé Detana!! TwinBee version Arcade émulée dans la compil' TwinBee Portable sur PSP.

 

Après un TwinBee 3 très sympa sur NES, la série passe enfin sur 16-bits avec cet épisode et acquiert définitivement son identité visuelle cute'em up. Et c'est vrai que c'est vraiment très très joli graphiquement, avec une foule de détails visuels et des sprites finement ciselés. Quid du gameplay ?

Shoot'em up vertical, Detana!! TwinBee reprend toutes les idées qu'avaient distillées les premiers épisodes : on retrouve les deux niveaux de tirs (air-air et air-sol), la possibilité de jouer à 2 simultanément et de se combiner avec son partenaire pour améliorer son tir, les boss imposants et les cloches à faire tinter pour essayer de chopper des options ou un bouclier. D'ailleurs, il est temps de le confesser mais ce système de cloches ne m'a jamais vraiment emballé, mais passons. Au chapitre des nouveautés, on a la possibilité de charger un tir qui devient (un peu) plus percutant et... c'est tout. Alors, c'est du tout bon ?

On pourra regretter quelques problèmes de visibilité, la faute à la richesse des décors : on a parfois du mal à voir les projectiles ennemis. On finit par s'y habituer heureusement. Il y a aussi un petit problème sur certains boss ou certains passages qui conduisent à des situations presqu'inextricables et par conséquent frustrantes.

 

Alors oui, on passe un bon moment sur ce shoot, mais il lui manque un (tout) petit quelque chose, que je n'arrive pas vraiment à identifier. Sympa quand même.

 

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#4320 Popolon

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Posté 02/05/2020 - 10:27

On ne peut pas vraiment dire qu'il est "fini" mais on a joué à tous les plateaux de U-Jin no Furi-Furi Girls sur SNES.

 

Je connais ce jeu obscur depuis bien longtemps, un pote l'avait sur sa Super Famicom et en ces temps de confinement, on s'est dit pourquoi pas jouer à ça en famille. Furi-Furi Girls est un board game, assez proche du jeu de l'oie en somme qui met d'abord en avant les illustrations signées U-Jin, ce mangaka spécialisé dans les mangas érotiques. Ici, point de sexe, on est chez Nintendo tout de même, mais du coup le chara-design est très sympa avec des illustrations "pleine page" du meilleur effet.

On choisit un personnage parmi 4, on détermine le nombre de joueurs humains et d'IA, puis un des 3 plateaux. Le but du jeu est d'amasser un max de thunes, de chopper une clé gardée par un boss et de l'utiliser pour sortir du plateau et mettre un terme à la partie. Chaque perso possède des HP et des points d'attaque, ainsi qu'une somme de départ. La part de hasard est assez grande ; on progresse sur le plateau en gagnant des sous et divers autres bonus ou malus (HP ou points d'attaque supplémentaires, élimination ou ajout de monstres) ou en déclenchant des évènements (échange de position, apparition de trésor, mini-jeux, handicap de déplacement...). Quand on se retrouve sur la même case qu'un monstre ou un autre joueur, un combat à lieu à base de pierre-feuille-ciseaux, sans aucune stratégie, juste de la chance. Le perdant, si c'est un joueur, se trouve sur une piste parallèle, où chaque déplacement coûte de l'argent mais où d'autres options sont disponibles (vol d'argent aux autres joueurs, suppression d'un de leur HP...). On regagne la piste principale en atteignant un téléporteur.

Le problème du jeu est que presque tout repose sur la chance, ce qui conduit à des parties parfois longues surtout à plus de 2 joueurs. Avec l'émulation, on peut faire une save state et reprendre plus tard mais en legit, mieux vaut avoir du temps devant soi.

Sinon, le jeu est plutôt sympa, surtout avec des joueurs humains (en solo, on ne gagne quasiment jamais).

 

(En spoiler, j'ai mis quelques screens des jolies illustrations du jeu.)

 

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Spoiler


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