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5777 réponses à ce sujet

#5776 Ragna

Ragna

    Cocktail Survival-horror & RPG ~ Les Mille et Une Nuits ~

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Posté 31/10/2019 - 15:20

Histoire de replonger dans l'univers riche de la Compilation FFVII, vu que j'ai fraîchement refait FFVII sur PS4, je me suis (re)maté hier Last Order, l'OAV de Denzel, Advent Children, et les cinématiques en images de synthèse de Dirge of Cerberus via une sorte d'OAV dédié. Le tout donc visionné dans l'ordre chronologique. C'est ça de replonger dans l'univers du VII, haha ! 

 

- Last Order -

OAV d'une vingtaine de minutes retraçant des événements-clés du jeu original, à savoir les événements de Nibelheim et de la fuite de Cloud et Zack du SOLDAT. C'est produit par Madhouse, mais ça a pris un coup de vieux. De plus, je n'apprécie que moyennement le chara-design et la panoplie de couleurs donnant un contraste terne, comme la plupart des prod' de ce studio d'animation, du moins à l'époque de sa sortie. Ça ne m'a pas m'empêché de revivre ces moments importants de l'histoire qui se croisent à la fois dans le jeu de base et dans sa préquelle qu'est Crisis Core. On n'apprend pas des masses sur la trame plus que ce qu'on connait déjà, mais on a une sorte de perspective plus ou moins différente, nous permettant de revoir les mêmes événements épiques et tragiques d'un autre point de vue. À noter l'apparition brève d'une poignée de Turks, mais ça reste magrichon et certains se retouvent dans Crisis Core. Ça reste néanmoins assez fidèle dans les grandes lignes. Sympathique pour se faire un petit rappel de cette sombre époque du jeu, mais loin d'être transcendant ou riche en données. 

 

- On the Way to a Smile - 

Ainsi s'intitule cet OAV de 25 min mettant en scène Denzel, qui se déroule chronologiquement juste avant Advent Children. Fait plutôt surprenant : il n'y a pas une seule scène action, seulement et principalement l'histoire de Denzel durant certains événements au début et à la fin du jeu de base. Le garçon raconte ses souvenirs douloureux à un homme, comment il s'en sortait dans les taudis de Midgar (lieu où se déroule principalement l'intrigue). On n'en a apprend pas forcément plus sur l'histoire, mais, sans vouloir spoiler, on y découvre un peu plus sur l'univers de ce qui se passait à Midgar pendant que nos héros (pratiquement tous absents de cet OAV) étaient affairés ailleurs pour la quête principale. Un peu l'envers du décor dirais-je, narré de façon dramatique et quand même émouvante alors que poutant ça part de rien. On peut dire que Denzel est le héros de ce court métrage assez particulier. J'ai un peu mieux apprécié que le précédent, notamment pour le graphisme général, et puis ça a le mérite de se replonger dans Advent Children par la suite. 

 

- Advent Children

Le plus gros morceau de cette série de visionnage, surtout en visionnant la version longue (2h00), ce qui est le cas. J'avais découvert ce film d'animation avec la version courte standard (1h30-1h40), et bien qu'il y ait des scènes raccourcies, manquantes et censurées, c'est juste suffisant pour comprendre l'histoire dans les grandes lignes. Histoire qui se déroule deux ans après le jeu principal. Mais je recommande fortement la version longue qui montre tout et permet de voir des à-côté enrichissant un peu plus le scénario et rendant des scènes bien plus cohérentes. Que dire de ce AC ? Le scénario fait suite à la chute du Météore et aux traces qu'il a laissées sur son sillage tel un virus, à savoir les géostigmates de Jénova présents dans la Rivière de la Vie. On y retrouve nos héros, principalement Cloud et Tifa qui sont le mieux mis en scène à mon avis, de nouveaux ennemis profitant de la situation de la planète et ayant un but précis. Un prétexte à un sentiment de déjà vu, en quelque sorte, mais en accord avec la conjoncture scénaristique. Pour un film d'animation qui a vu le jour en 2005, il s'agit sans nul doute d'un des plus beaux qui j'ai pu voir et aujourd'hui encore, il n'a pas pris une seule ride. Un vrai régal pour les mirettes. Bien sûr, d'autres têtes connues sont également présentes, à noter un bon traitement sur les Turks (en particulier Reno et Rude) qui en fait savoir un peu plus à leur sujet dans le genre mode de vie. 

L'action est très présente et frénétique, avec des scènes de combat épiques que ce soit en moto, dans les airs ou sur la terre ferme. Et même si c'est totalement surréaliste et que ça dépasse de loin les lois de la physique, il n'en reste pas moins une belle chorégraphie et une animation assez fluide pour l'époque. Une véritable prouesse technique. Denzel est aussi assez mis en valeur, et on peut d'ailleurs faire le lien avec son OAV se déroulant antérieurement via certaines scènes. Le film se veut émouvant par moment, grâce à quelques flashbacks et scènes attendrissantes nous plongeant dans les enjeux dramatiques des conséquences du Météore mais aussi de certaines erreurs du passé. La fatalité est souvent de mise. 

C'est vraiment un film merveilleux, même si, à première vue, il n'a pas l'air indispensable. Mais pour les fans FF7, c'est un vrai cadeau et c'est en partie ce qui a fait évoluer la compilation de ce septième épisode de la saga Final Fantasy. Les musiques restent somptueuses (pour une bonne partie, du moins), dont certaines reprises du jeu original pour les thèmes les plus épiques et connus avec une réorchestration digne de ce nom, même si dans l'absolu elles n'atteignent pas le degré d'excellence des originales. Ça n'en reste pas moins une bonne alternative. Mais, de toute façon, globalement, même si l'univers et l'ambiance sont ultra fidèles et que le script se présente comme une bonne alternative au jeu originel, le film ne peut se révéler aussi impactant et mémorable que le jeu dont il fait suite. C'est ce que j'en tire en tout cas. Et plus je le regarde, plus je m'en convaincs.

 

- Dirge of Cerberus -

Dernier épisode en date de la compilation au niveau chronologique. Ici, il s'agit tout simplement d'une compilation bête et méchante des cinématiques du jeu faites en images de synthèse. Il y en a pour un peu plus d'une demi-heure de visionnage. J'ai l'impression que les cinématiques sont d'un peu moins bonne qualité d'ailleurs que par rapport un jeu, légèrement en déça. Il n'y a que peu d'intérêt à revoir ces cinématiques pour comprendre l'histoire, surtout pour quelqu'un qui n'a jamais fait le jeu ou qui veut juste se contenter de connaître l'histoire sans toucher au jeu, parce que les cinématiques in-game sont assez nombreuses et cela laisse au final un gruyère scénaristique par manque de données. Mais pour quelqu'un qui a fini le jeu maintes fois, comme moi, et souhaite se remémorer l'ambiance et l'univers post-Advent Children, c'est toujours sympa. Petit plus : les voix sont en japonais, contrairement au jeu qui dispose d'un doublage US (je l'avais trouvé pas mal mais sans plus, ayant préféré avoir des voix japonaises). Une scène bonus et quelques trailers le sont dans le propre jeu, mais c'est tout. Je fais partie de ceux qui avaient apprécié cet opus si injustement décrié. Parce qu'il mettait en scène un des personnages du jeu (personnage caché, qui plus est) et permettait de se replonger dans l'ambiance FF7 dans des environnements full 3D. Vincent Valentine, personnage mystérieux et charismatique ayant des liens avec la Shinra mais aussi Hojo et Sephiroth. Avec l'histoire de Lucrécia que j'ai trouvée chouette. J'avais adoré les musiques et tout particulièrement les thèmes de GACKT (Redemption que l'on retrouve dans cette compile au format OAV). 

 

 

Je vais m'attaquer à quelques vieilles oeuvres de Go Nagai dans les jours à venir, pour changer, étant un gros fan du monsieur.


Modifié par Ragna, 31/10/2019 - 15:41.

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#5777 Ragna

Ragna

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Posté 21/11/2019 - 19:40

Vu Jushin Liger subbé en italien. Une véritable perle de Go Nagai pour un animé peu connu. J'ai adoré ! Après, c'est assez spécial et ce ne sera peut-être pas au goût de tout le monde. Pour l'époque, c'était plutôt original et ça tranchait avec la plupart des productions. C'était bien avant Evangelion
Inutile de m'étaler ici car j'ai rédigé un article tout frais sur mon blog.


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#5778 Ragna

Ragna

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Posté 02/12/2019 - 21:09

Vu à l'instant La Légende du Sanctuaire en VOSTFR, le film d'animation en images de synthèse de Saint Seiya / Les Chevaliers du Zodiaque, paru en 2014. Et... Hum... Comment dire ? Juste comme ça, c'est une blague, ça, non ? J'ai rêvé... ou bien ? Malheureusement, je n'ai point rêvé. U__U

 

Ce film d'une heure-et-demi est l'une des pires aberrations que j'ai pu voir dans ma vie, qui plus est parce qu'il ose reprendre le meilleur arc de la série originale Saint Seiya (puisqu'on parle là de la fameuse  bataille des douzes temples du Zodiaque avec les chevaliers d'or du Sanctuaire, comme l'indique le titre) en travestissant et dénaturant l'oeuvre originale. Mon dieu... Je n'ai pas de mots pour décrire un tel étron. En fait, si ! Beaucoup, mais je vais pas être tendre...

À vrai dire, je ne m'attendais pas à grand chose à la base. Je me doutais bien que ce serait de piètre qualité, seulement là, c'est bien pire que je ne l'aurais imaginé. Pour se situer dans ce film, il faut bien sûr avoir vu au préalable la série originale de 1986, au moins jusqu'à la fin de l'arc du Sanctuaire. Parce que résumer cet arc en 90 min, en faisant des ellipses malvenues et surtout en prenant beaucoup de libertés allant jusqu'à changer le sexe d'un des chevaliers d'or, c'est casse-pipe. Et c'est le cas, mais si encore il n'y avait que ça... Bien sûr, il y a certaines scènes reprises, certains combats avec les mêmes opposants (Shiryu vs Deathmask, par exemple) mais d'autres situations de combat également, et quelques événements semblables à ce qu'on connaît de la série originelle... Mais tout cela est tellement mal mis en scène, si édulcoré au point de mettre aux oubliettes l'intensité et la violence des combats en atténuant voire limitant au maximum l'aspect dramatique et la vue du sang... Le chara-design, je ne vais pas y aller par quatre chemins : il m'écoeure et me file la gerbe. J'avais la grimace presque tout le temps durant le film, tellement j'étais dégoûté par la plastique 3D horrible des personnages arborant un design légèrement proche d'un Kingdom Hearts (pas que j'aime pas KH ou son chara-design, mais là ça colle pas du tout) et des armures limite mécaniques et high-tech ressemblant à des myth Cloth pour figurines de bas étage même si elles sont détaillées. Seiya et sa bande ressemblent plus à des boys band coréens ou japs avec des armures de héros sentai qu'autre chose... On dit que le ridicule ne tue pas. Mais là, ça tue l'intérêt et l'essence de la série. Et là je me dis : Oh wait, c'est Saint Seiya, ça ? Sérieusement !?

 

Autant dire que je suis tombé de haut, de très haut même ! Au bout d'une quarantaine de minutes, je n'avais qu'une envie : que ce calvaire finisse rapidement. J'ai pris mon mal en patience et me suis donc infligé cette... chose jusqu'au bout. Même Saint Seiya Omega, que j'ai moyennement apprécié et que beaucoup de fans détestent à raison, me paraît un chef d'oeuvre à côté de La Légende du Sanctuaire. C'est dire !

 

Ça va tellement vite en 1h30 que la personnalité des personnages n'a pas le temps d'être traitée, pas même des chevaliers de bronze ou de Saori / Athéna. On va droit au but pour enchaîner des rixes sans saveur, sautant des passages qui auraient pu apporter un peu de substance à ce scénario repris et mal restructuré. Ceux qui suivent assidûment les séries Saint Seiya seront en terrain connu malgré tout. Seiya et ses compagnons possèdent déjà ces liens d'amitié qui les rendent si forts, mais ce n'est pas vraiment exploité ou mis en avant. Le canevas de base pour le sanctuaire est certes respecté dans les grandes lignes, mais ça ne va pas plus loin. On n'explore guère la psychologie des personnages, ni leur passé, ni la mythologie ou encore la relation de Saori avec son grand-père dont ce dernier n'est vu que deux minutes au tout début. Et même si certains personnages de la première série ne sont pas présents et auraient pu l'être (comme par exemple Marine et Shaina), cela n'aurait pas pour autant empêché de mettre en avant le passé des héros, voire de quelques chevaliers d'or. De creuser un peu, je ne sais pas moi. Tout juste à peine effleure-t-on le but de Saori Kido qui apprend qu'elle est la réincarnation d'Athéna, et encore elle en a à peine conscience durant un long moment. Et on voit Seiya & cie sortir de nul part, comme ça, et ils connaissent déjà Saori et savent qu'ils doivent la protéger. J'aurais aimé savoir comment ils auraient pu le savoir, comment ils se sont rencontrés, entrapercevoir des bribes de leur passé même petites, des souvenirs d'enfance entre les chevaliers à l'orphelinat de la Fondation Graad, ou encore voir des images de leur passé où ils s'entraînaient avec leurs maîtres pour devenir des Saints dignes. Eh bien non, quedal, rien de tout ça.

En plus de ça, les chevaliers de bronze n'ont presque aucun mal à livrer des batailles contre les chevaliers d'or, quoi que vers la fin ça se complique un peu mais ça reste expédié et, surtout, tiré par les cheveux.

 

Tout le long, je n'ai rien ressenti du tout. Autant j'ai chialé à maintes reprises devant des passages épiques et tristes de la série originale de 86 que j'ai revisionnée récemment (et ses musiques sublimes y sont certainement pour quelque chose), autant avec Legend of Sanctuary je suis resté de marbre et dépité tant ce métrage se résume à une coquille vide sans âme. Les urnes des chevaliers sont remplacées par des... plaques ressemblant à des porte-clés qu'on jette au sol à la manière des caspules dans Dragon Ball, et hop, magie ! Les armures passent en mode "Transformers" et les héros les endossant ressemblent plus à des sortes de cyborgs ou héros de Sentai qu'autre chose, histoire de se mettre à la nouvelle mode ! C'est chouette !!! LOL. Sans parler que le sanctuaire ressemble pas mal à une île flottante avec un colisée au centre, avec les douzes maisons meublées et décorées. Parfois, vient aussi un humour bidon laissant place à une animation limite cartoonesque des personnage un peu façon productions Pixar. Ça m'a fait sourire, mais dans le sens du ridicule. Plus sérieusement, elle est où la magie là des Chevaliers du Zodiaque ? D'une série mythique de mon enfance qui m'a fait découvrir les manga et fait vivre des émotions palpitantes en ressentant tellement de choses ? D'une série qui se voit affûblée d'un film vulgarisant l'essence même de ce que représente Saint Seiya... Pour le pognon, pour un nouveau public, ou je ne sais quelle raison grotesque. Dire que c'est pour les 40 ans de carrière de Masami Kuramada (le créateur de la série) que ce film a vu le jour. Quelle honte ! Les développeurs n'ont pas hésité à souiller éffrontément cette saga avec ce film. Il n'y a rien qui le sauve du naufrage. À la rigueur, quelques rares musiques sont pas mal. Nouvelles bien sûr, mais au final, à part un thème de combat qui semble être le thème principal et qui reste à peine correct, rien de folichon et puis ça manque cruellement de variété. C'est pas du Saint Seiya ça, c'est juste une grosse blague qui n'a rien de drôle. Que ça prenne des libertés, je veux bien pour apporter un petit souffle rafraîchissant, pourquoi pas. Mais certains choix, en plus d'un scénario mal décousu, d'une mise en scène sans saveur, nous larguant direct en pleine bataille du Sanctuaire sans approfondir ne serait-ce qu'un peu l'univers, ni sans creuser dans le passé et la psychologie des chevaliers ou encore dans leurs relations. Il ne reste (presque ?) plus rien. L'ambiance de la mythologie grecque est à peine palpable tant le Sanctuaire n'a quasiment plus rien de ce qu'on connaissait, laissant place à un design futuriste mais malgré tout antique. Les combats n'ont plus rien d'épique. La façon comment Athéna souffre pour endurer cette bataille est édulcorée au possible. Pas vraiment de situations dramatiques, de sens de l'honneur et du devoir, de scènes dures et poignantes, de liens d'amité et de fraternité, pas vraiment de sang ou d'armures mises en pièces. Aucune intensité dans les joutes, même s'il y a une myriade d'effets spéciaux mais ça ne suffit pas. Et, outre ce chara-design désastreux, les décors (pourtant plus réussis à côté, encore heureux) peinent à convaincre à se situer dans l'animé et surtout l'ambiance. 

 

Alors oui, c'est un reboot. Une autre vision des Chevaliers du Zodiaque. Mais c'est réalisé à un point que c'en est devenu n'importe quoi et que ça trahit considérablement le matériau de base. Enfin bon, toujours est-il qu'il fallait que je le voie et me cultive un peu plus ainsi. Ne me restera plus qu'à voir la dernière série en date en cours de production de l'univers Saint Seiya : Saintia Shô. Même si j'avoue avoir un peu peur... On verra bien.

Bref, j'ai clairement détesté et je veux juste oublier là. Peut-être que je vais paraître sévère ou froid, mais si je devais mettre une note à ce film nullissime qu'est ce Legend of Sanctuary, sincèrement, je lui mettrais un zéro. Le zéro absolu tant il m'a refroidi (sans mauvais jeux de mots). 

 

À la fin, j'étais comme ça : 

Spoiler


Modifié par Ragna, 02/12/2019 - 21:19.

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