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Kessketavu ? (Version Anime)


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5769 réponses à ce sujet

#5701 cKei

cKei

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Posté 23/05/2018 - 07:34

Justement : ça en fait un héros de shonen assez banal (même si sa personnalité colle avec le côté gag) alors que OPM, par son concept, est extrêmement original. Et vachement plus drôle.



#5702 Bao

Bao

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Posté 23/05/2018 - 10:16

C'est pas non plus le même type d’œuvre.

 

Mob Psycho c'est plus un mix de tranche de vie et d'action, et paradoxalement même si l'aspect action occupe une grosse place il est secondaire. Le "souci" il vient surtout du fait que l'anime appuie beaucoup trop sur l'aspect action/comédie au détriment de Mob et son évolution, qui lui est le point de gravité du manga papier.


Note : Pour éviter tout controverse inutile, veuillez ajouter "à mon avis" ou autre "je trouve que" au début de ce post. © CK9

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#5703 Kez'

Kez'

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Posté 23/05/2018 - 13:13

Ah merde, je pensais pas que l'anime était si différent de l'oeuvre originale... Je pensais que justement cette mode de faire des saisons pour les animes, en plus de baisser le cout de production des épisodes permettait également de coller au plus près de l'oeuvre originale (je suis pas un grand consommateur de manga/anime dans l'absolu)

 

cKei > Pour le coup OPM, ce fut un effet de surprise sur le début assez cool, j'ai pensé que le perso overcheaté allait vite tourner en rond et que il aurait été mieux dans une oeuvre courte (je n'ai vu que la saison 1 en anime donc dis moi si je suis à côté de la plaque)



#5704 Ragna

Ragna

    Cocktail Survival-horror & RPG ~ Les Mille et Une Nuits ~

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Posté 22/07/2018 - 23:35

Vu Mazinger Z Infinity, à l'instant. 

 

L'ancêtre des robots a eu droit à tellement de remakes et de reboots, et cette fois il ne déroge pas à la règle avec un nouveau film sorti chez nous sur le grand écran, il n'y a pas si longtemps (et pour une fois avant le Japon, de quelques mois). L'ambiance de la série est toujours préservée, mais délaisse des décors et des environnements des années 70 pour se concentrer sur des lieux plus modernes comme de nos jours, voire dans un futur proche. Il faut dire que ce chapitre se déroule des années bien plus tard après les 92 épisodes de Mazinger Z de 1972 et les 56 épisodes de Great Mazinger de 1974. Les personnages ont peu vieilli mais n'ont pas tellement changé. Mais ça ne change rien à l'ambiance, car la nostalgie fait toujours son petit effet en nous renvoyant à des éléments du lore de la saga qu'on avait connu naguère et qui font la beauté de son univers fantastique. Tout évolue mais reste fidèle. L'énergie photonique, qui a toujours joué un rôle important dans la série, est naturellement au cœur du film. On retrouve bien sûr Koji Kabuto (Alcor de Goldorak) en héro principal, sa douce et tendre Sayaka Yumi, ou encore Tetsuya Tsurugi et Jun Hono, tout comme on retrouve forcément le grand frère de Mazinger Z : Great Mazinger. Pas de Grendizer (Goldorak en français) de présent, par contre. Seuls les deux robots géants des deux premières séries de la trilogie Mazinger / Go Nagai sont à l'honneur. On se concentre donc sur les Mazinger, avec évidemment Mazinger Z Infinity, le nouveau, un robot si géant qu'il ferait passer Mazinger Z et Great Mazinger pour des humains à côté ! Parce qu'ils sont aussi grands que ses pieds. L'histoire se focalise donc sur ce titan mécanique au design high-tech et à l'alliage extraterrestre, que convoite le vil Dr Hell, assisté de ses sbires le Baron Ashura et le Comte Broken. Le film est blindé de petites références aux anciennes séries çà et là, parfois cachées ou discrètes pour le plus grand bonheur des fans car il est toujours amusant de les repérer. Le chara-design garde les mêmes formes et traits de dessins originaux de Go Nagai, mais l'expression des personnages change quelque peu. Les bêtes mécaniques font leurs retours, à commencer par les sempiternels Garada K7, Doublas M2 ou encore Genocider F9 pour ne citer qu'eux. Les fans de la première heure seront servis car on retrouve le charme des combats d'antan à l'exception que ça va plus vite, ça tape plus fort. La panoplie d'attaques du Mazinger est toujours présente, comme le Rocket Punch permettant de projeter ses avants-bras afin de donner des coups de poings aériens téléguidés, le Koushiryoku Beam qui est un rayon d'énergie photonique à haute température faisant fondre les alliages, ou encore le Iron Cutter capable de découper l'acier comme du beurre. D'ailleurs, le mecha-design, s'il reste coloré avec des formes arrondies et bossues comme dans les classiques animés de Super Robot, opte pour une 3D cell shading la plupart du temps, comme c'est le cas pour la majeure partie des animés de méchas depuis quelques années. Mais les robots restent fidèles et bien animés, avec leurs armes respectives, on les reconnait sans mal et c'est le principal. 

 

Le scénario ne révolutionne rien : Un Mazinger puissant est découvert dans le Mont Fuji et cela provoque inexorablement le retour du Dr Hell qui revient d'outre-tombe, ennemi juré de Koji. Ceci dit, il y a quelques petits éléments qui apportent une certaine réflexion sur l'avenir du monde, notamment sur nos héros, et ce grâce à l'arrivée d'un nouveau personnage : LISA, personnage-clé qui aura son importance dans le récit. La fin offre son lot d'émotions, et quelques révélations concernant les héros principaux. Classique, avec quelques petites idées et surtout, des petits clins d'œil à gogo. On se surprend même à siffloter le générique du dessin animé original, qui est repris à certaines occasions. C'est assez sympa je trouve, le scénario se met doucement en place durant la première moitié du film, et dans la seconde moitié l'action devient plus présente, et ça ne rigole pas tellement Mazinger Z met des roustes à des hordes de bêtes mécaniques qui ne lui font pas de cadeaux ! Mais la machine de Koji est tellement cheatée par moments que c'en est un jeu d'enfant de faire mordre la poussière à ses adversaires, sauf vers la fin évidemment où ça se corse. On en apprend pas mal sur Koji et Sayaka qui ont changé de vie, et Tsurugi et Jun dans une moindre mesure, les autres faisant surtout office de figurants. Certaines scènes sont également émouvantes même si ça reste assez succint, d'autres instaurent une tranche de vie accentuant l'aspect comédie et l'esprit bon enfant. L'humour "Nagaiyesque" est bien sûr de la partie, surtout avec Boss et sa bande, les clowns de service. Il y a une poignée de scènes de fan-service limite ecchi dont on se serait bien passé, mais c'est la marque de fabrique de Nagai dans ses productions et qui contribue toujours à l'humour. Musicalement, comme je l'ai dit, le thème principal du Mazinger Z revient parfois, remixé sous des formes différentes, mais on a aussi droit à de nouvelles musiques dont notamment celles des combats de méchas qui sont plutôt épiques. Mais globalement, ça reste discret et ça devient péchu lors des séquences de castagne mécanique. 

 

Pour 95 minutes, j'ai passé un bon moment. La petite larme à l'œil, plus pour la nostalgie que les scènes tendres lorgnant sur la romance et le devenir de nos héros. Ça n'a pas été la bombe, mais j'ai quand même plus apprécié que le reboot très spécial Shin Mazinger Shougeki! Z-Hen et le décevant Mazinkaiser SKL

Encore une fois, Mazinger Z est mis en avant et devient la star de son film malgré la présence d'un Great Mazinger en retrait. Ça ne me déplairait pas qu'ils fassent un film se concentrant sur Great Mazinger avec l'Empire des Mikènes, et un autre autre sur Grendizer avec les légions de Vega comme ennemi. Chaque robot aurait ainsi son film moderne.

 

 

 

7/10


Modifié par Ragna, 23/07/2018 - 00:00.

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#5705 Bahamut-Omega

Bahamut-Omega

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Posté 02/10/2018 - 12:10

J'ai enfin vu Overman King Gainer !

Une des rares séries de Tomino à être passé à la TV française (sur le Sat) en VF. 

 

On est dans du 100% Tomino en roue libre, c'est aussi délirant que le début de ZZ Gundam, sans être aussi frustrant car il ne fait pas du tord à l'Universal Century de Gundam.

Mais comme toujours avec Tomino, toujours des problèmes de rythmes. Au 2/3 il s'est aperçut qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps pour conclure, et il a tout balancé, et démerdez-vous avec ça!

Le combat final n'est pas top je trouve. Mais la fin elle même est assez délirante entre les révélations de la sœur d'Assam Boone ou la danse de la princesse Anna pour fêter la victoire.


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#5706 Bahamut-Omega

Bahamut-Omega

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Posté 01/01/2019 - 13:45

J'ai boudé le sujet cette année aussi, par flemme et manque d'actu intéressante je trouve, voici quand même mon bilan 2018:
 
Japanimation en cours:
One Piece Encore et toujours.
Digimon Xros Wars S3. Pas génial, mais c'est bientôt finis.
 
Japanimation vu:
The Last: Naruto the Movie Déjà oublié.
Ranma 1/2 Marrant, mais très répétitif et sans fin.
Devilman Crybaby L'anime de l'année pour moi.
RayEarth (OAV)
MS Gundam Thunderbolt: Bandit Flower
Gundam Build Fighter Try
Dragon Ball Super Une super bouse.
MS ZZ Gundam J'ai enfin pu la finir!
Soul Eater Génial, même si la fin laisse à désirer.
Rurouni Kenshin (série) l'arc Makoto est génial, mais le début et la fin très quelconque.
Darling in the FranXX
Card Captor Sakura Une série de mon enfance, vu en VOSTFr et en entier cette fois-ci.
Full Metal Panic! Invisible Victory Enfin la suite de Second Raid. Mais c'est trop court et assez moche. Vivement la suite quand même.
Argento Soma
Ginga Eiyuu Densetsu: Die Neue These ~Kaikou~ Sympa à voir ce début, mais ça n'égale pas la série d'origine à mes yeux.
Blue Gender
MS Gundam: Twilight Axis - Akaki Zan-ei Triste à dire, mais ça n'a pas grand intérêt.
Overman King Gainer La seule série de Tomino à avoir été diffusé à la TV française, et c'est celle qui me manquait jusque là!
Boku no Hero Academia S3 Vivement la suite!
Last Exile: Ginyoku no Fam
Shingeki no Kyojin Season 3 Part 1 Vivement la suite aussi!
Queen Emeraldas
Digimon Xros Wars S1 & S2
One Piece Romance Dawn Story
 
Revus:
.hack//Sign
Hajime no Ippo
Full Metal Alchemist: Brotherhood
Macross Do You Remember Love?
Gurren Lagann (Film)
MS Gundam (Film)
Black Lagoon
Cowboy Bebop
Tenkuu no Escaflowne
 
Animation US:
Disenchantment S1
Castlevania S2
 
Manga en cours:
One Piece
Drag-on Dragoon 3 Utahime Five
 
Manga lus:
Cat's Eye
Devilman Mieux vaut tard que jamais.
Akira

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#5707 Ragna

Ragna

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Posté 02/01/2019 - 01:05

Vu Le Conte de la princesse Kaguya en VF, long métrage d'animation de Isao Takahata, un film que m'avait conseillé D.Bob durant une conversation sur le topic de discussions générales RPG à propos de Okami et que je remercie d'ailleurs pour la recommandation. En effet, l'histoire de cette oeuvre est partiellement reprise dans une parodie du magnifique A-RPG du loup blanc.

 

Mon premier Takahata. Je n'en avais jamais vu jusqu'à présent, et très franchement, je ne regrette absolument pas le visionnage de ce chef-d'oeuvre qui m'a ébranlé comme jamais aucune oeuvre de la japanimation ne l'a fait auparavant. On assiste à la biographie de cette fille destinée à devenir princesse, malgré elle. La première chose qui impressionne, c'est le coup de crayon et les couleurs se mariant tel un concert de pigments aussi majestueux que l'encre de chine sur un parchemin. Comme quoi, la sobriété des dessins en pleine animation a de quoi charmer et retranscrire des émotions dans ce monde vivant. Ces silhouettes vivantes se mouvant avec une grâce remarquable au milieu de gribouillis et mouvements perpétuels. En effet, les émotions sont de mise tout au long de ce récit. Un ancien conte japonais qui dépeint la vie de cette nymphe, depuis sa naissance dans une pousse de bambou alors qu'elle est recueillie dès son plus jeune âge par un vieux coupeur de bambous et sa femme. Le couple vivant seul, l'élèvera et la chérira comme si elle était leur propre fille. Cette enfant du ciel grandira à une vitesse époustouflante défiant les lois de la nature, à l'instar de Superman quand il était enfant et devenant Clark Kent, sauf que la touchante Kaguya ne possède pas de super-pouvoirs, mais on sent bien qu'elle a quelque chose de spécial et qu'elle n'est pas de ce monde. Qu'elle vient d'ailleurs. Et ce n'est que progressivement et avec une justesse sans égale que l'on percera le secret de ses origines tout au long de ces deux heures où Kaguya marque son empreinte en nous attendrissant par sa joie de vivre, ses sentiments, ses doutes, sa mélancolie et sa félicité alternant suivant les situations, situations relatant des passages de sa vie souvent improbables mais toujours tapant dans le mille pour nous nouer la gorge tant elle parvient sans mal à nous émouvoir, elle, et tous les personnages qui l'entourent, notamment ses parents adoptifs et ses amis proches. Partant de zéro, elle est paysanne et apprend très vite les us et coutumes des villageois, c'est dire des pauvres, avant qu'un beau jour son paternel adoptif trouve miraculeusement de l'or dans une tige de bambou et décide de lui offrir une vie meilleure pour la convertir en princesse. C'est là que l'on voit l'amour paternel indéfectible qu'il lui voue. Et l'épouse de l'homme voue tout autant d'affection et d'amour maternel à la jeune fille, qui après s'être fait des amis et s'être habituée à la vie des hommes et à la compagne, voit sa vie basculer quand arrive le jour fatidique. Elle devient une princesse et réside dans un palais construit en son honneur sur la décision de ses parents, qui veulent le meilleur pour elle. Mais tout n'est pas toujours rose et aisé, ni ce qui paraît. Sous tant d'apparats, on vit la tristesse se mêlant à la joie de la jeune femme à la peau diaphane et à la beauté telle à damner un saint. C'est très puissant. C'est une histoire poignante, drôle, captivante, féerique, touchante, tout ce qu'il y a de plus mémorable. Une belle leçon de vie. Et je ne vous cache pas que j'ai lâché des larmes à plus d'une reprise. Le tout étant servi par des musiques sublimes et issues de l'ancien Nippon, où la bande-son véhicule une flopée d'émotions toujours en osmose avec ce qui est représenté et le message que fait passer le film à chaque instant. Mention spéciale durant les passages où la princesse joue du koto avec une délicatesse remarquable, la beauté musicale atteignant son apogée. Le film impressionne et surprend. Il y a des retournements de situation qu'on ne voit clairement pas venir, et on se prend d'attachement pour cette princesse qui est l'égérie de cette oeuvre magistrale. J'ai été happé à chaque scène. De fait, je m'attendais à un excellent film, mais la qualité de ce film grandiose va bien au-delà de mes pronostics. Le conte de la princesse Kaguya est clairement un chef d'oeuvre. J'ai tout aimé dans ce film. Tout. Ses graphismes particuliers et sobres un peu inhabituels. Une histoire qui vous prend aux tripes, à vous faire carrément tomber amoureux de Kaguya qui nous fascine du début à la fin. Et bon dieu... quelle fin ! La dernière fois que j'avais fondu en larmes, c'était en regardant un drama qui m'avait pas mal marqué. Mais là, j'aurais mieux fait de prévoir un paquet de Kleenex si j'avais su que le film m'emporterait à chaudes larmes tant j'ai été conquis et tant j'ai ressenti une effusion de sentiments merveilleux en regardant cette pure merveille que je ne saurais à recommander à tout le monde, voire à tous les publics. La perfection n'existe certainement pas, mais honnêtement, je ne vois absolument rien à redire. Cette oeuvre atteint, à mes yeux, le rang suprême d'excellence. À savourer sans modération ! 

 

 

 

 

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Modifié par Ragna, 02/01/2019 - 14:08.

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#5708 Kamimurai

Kamimurai

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Posté 02/01/2019 - 09:54

Vu Le Conte de la princesse Kaguya en VF, long métrage d'animation de Myazaki, un film que m'avait conseillé D.Bob durant une conversation sur le topic de discussions générales RPG à propos de Okami et que je remercie d'ailleurs pour la recommandation. En effet, l'histoire de cette oeuvre est partiellement reprise dans une parodie du magnifique A-RPG du loup blanc.

Mon premier Myazaki. Je n'en avais jamais vu jusqu'à présent, et très franchement, je ne regrette absolument pas le visionnage de ce chef-d'oeuvre qui m'a ébranlé comme jamais aucune oeuvre de la japanimation ne l'a fait auparavant. On assiste à la biographie de cette fille destinée à devenir princesse, malgré elle. La première chose qui impressionne, c'est le coup de crayon et les couleurs se mariant tel un concert de pigments aussi majestueux que l'encre de chine sur un parchemin. Comme quoi, la sobriété des dessins en pleine animation a de quoi charmer et retranscrire des émotions dans ce monde vivant. Ces silhouettes vivantes se mouvant avec une grâce remarquable au milieu de gribouillis et mouvements perpétuels. En effet, les émotions sont de mise tout au long de ce récit. Un ancien conte japonais qui dépeint la vie de cette nymphe, depuis sa naissance dans une pousse de bambou alors qu'elle est recueillie dès son plus jeune âge par un vieux coupeur de bambous et sa femme. Le couple vivant seul, l'élèvera et la chérira comme si elle était leur propre fille. Cette enfant du ciel grandira à une vitesse époustouflante défiant les lois de la nature, à l'instar de Superman quand il était enfant et devenant Clark Kent, sauf que la touchante Kaguya ne possède pas de super-pouvoirs, mais on sent bien qu'elle a quelque chose de spécial et qu'elle n'est pas de ce monde. Qu'elle vient d'ailleurs. Et ce n'est que progressivement et avec une justesse sans égale que l'on percera le secret de ses origines tout au long de ces deux heures où Kaguya marque son empreinte en nous attendrissant par sa joie de vivre, ses sentiments, ses doutes, sa mélancolie et sa félicité alternant suivant les situations, situations relatant des passages de sa vie souvent improbables mais toujours tapant dans le mille pour nous nouer la gorge tant elle parvient sans mal à nous émouvoir, elle, et tous les personnages qui l'entourent, notamment ses parents adoptifs et ses amis proches. Partant de zéro, elle est paysanne et apprend très vite les us et coutumes des villageois, c'est dire des pauvres, avant qu'un beau jour son paternel adoptif trouve miraculeusement de l'or dans une tige de bambou et décide de lui offrir une vie meilleure pour la convertir en princesse. C'est là que l'on voit l'amour paternel indéfectible qu'il lui voue. Et l'épouse de l'homme voue tout autant d'affection et d'amour maternel à la jeune fille, qui après s'être fait des amis et s'être habituée à la vie des hommes et à la compagne, voit sa vie basculer quand arrive le jour fatidique. Elle devient une princesse et réside dans un palais construit en son honneur sur la décision de ses parents, qui veulent le meilleur pour elle. Mais tout n'est pas toujours rose et aisé, ni ce qui paraît. Sous tant d'apparats, on vit la tristesse se mêlant à la joie de la jeune femme à la peau diaphane et à la beauté telle à damner un saint. C'est très puissant. C'est une histoire poignante, drôle, captivante, féerique, touchante, tout ce qu'il y a de plus mémorable. Une belle leçon de vie. Et je ne vous cache pas que j'ai lâché des larmes à plus d'une reprise. Le tout étant servi par des musiques sublimes et issues de l'ancien Nippon, où la bande-son véhicule une flopée d'émotions toujours en osmose avec ce qui est représenté et le message que fait passer le film à chaque instant. Mention spéciale durant les passages où la princesse joue du koto avec une délicatesse remarquable, la beauté musicale atteignant son apogée. Le film impressionne et surprend. Il y a des retournements de situation qu'on ne voit clairement pas venir, et on se prend d'attachement pour cette princesse qui est l'égérie de cette oeuvre magistrale. J'ai été happé à chaque scène. De fait, je m'attendais à un excellent film, mais la qualité de ce film grandiose va bien au-delà de mes pronostics. Le conte de la princesse Kaguya est clairement un chef d'oeuvre. J'ai tout aimé dans ce film. Tout. Ses graphismes particuliers et sobres un peu inhabituels par rapport aux autres oeuvres de Myazaki, et qui pourtant conservent une certaine touche artistique bien reconnaissable. Une histoire qui vous prend aux tripes, à vous faire carrément tomber amoureux de Kaguya qui nous fascine du début à la fin. Et bon dieu... quelle fin ! La dernière fois que j'avais fondu en larmes, c'était en regardant un drama qui m'avait pas mal marqué. Mais là, j'aurais mieux fait de prévoir un paquet de Kleenex si j'avais su que le film m'emporterait à chaudes larmes tant j'ai été conquis et tant j'ai ressenti une effusion de sentiments merveilleux en regardant cette pure merveille que je ne saurais à recommander à tout le monde, voire à tous les publics. La perfection n'existe certainement pas, mais honnêtement, je ne vois absolument rien à redire. Cette oeuvre atteint, à mes yeux, le rang suprême d'excellence. À savourer sans modération !




10/10

C'est pas un Miyazaki, c'est un Takahata. Les deux sortent leurs films chez Ghibli mais leur style et leur sensibilité sont très différents.
Tu as donc vu ton premier Takahata et il te reste à découvrir Miyazaki. Quel chance !

#5709 Dr. Bob

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Posté 02/01/2019 - 10:57

Excellente description de l’œuvre, je regrette pas ma recommandation alors vu que tu a adoré, je crois que la Princesse Kaguya est mon favoris de Takahata, tellement particulier et unique dans son style.

 

Maintenant te reste plus qu'a regarder le reste des œuvres du studio Ghibli, ils te marqueront peut être pas tous mais en générale c’est toujours de la bonne came. (les seuls ou j'ai du mal sont Pompoko et Nausicaa)


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#5710 Ragna

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Posté 02/01/2019 - 14:01

C'est pas un Miyazaki, c'est un Takahata. Les deux sortent leurs films chez Ghibli mais leur style et leur sensibilité sont très différents.
Tu as donc vu ton premier Takahata et il te reste à découvrir Miyazaki. Quel chance !

 Ah oui, désolé, j'ai sûrement dû confondre du fait que ça vient du studio Ghibli et qu'en pensant à Ghibli, Myazaki me vient irrémédiablement en tête à chaque fois parce que j'avais beaucoup entendu parler de ses films et de Ghibli en parallèle jusque-là. Je n'ai pas trop entendu parler des oeuvres de Takahata, faudrait que je checke ce qu'il a fait sur un Wiki ou un dossier spécifique, mais j'en regarderai sûrement d'autres vu que j'ai été conquis par Le conte de la Princesse Kaguya. Mais j'ai plus entendu parler de celles de Myazaki, et il est bien sûr prévu que j'en visionne, comme par exemple certaines des plus connues telles que Le château dans le ciel ou Mon voisin Totoro (Riskbreaker semble avoir aimé ? Coucou l'avatar ^^). À vrai dire, j'ai toujours pensé les regarder un jour, je me dis toujours ça à chaque fois, et le temps passe et je fais d'autres trucs au final. Faut que je me lance !
En tout cas, j'ai corrigé ma critique dans les passages où je mentionnais Myazaki, et ça commence maintenant par : Mon premier Takahata...
Merci pour la correction.
 
 

Excellente description de l’œuvre, je regrette pas ma recommandation alors vu que tu a adoré, je crois que la Princesse Kaguya est mon favoris de Takahata, tellement particulier et unique dans son style.
 
Maintenant te reste plus qu'a regarder le reste des œuvres du studio Ghibli, ils te marqueront peut être pas tous mais en générale c’est toujours de la bonne came. (les seuls ou j'ai du mal sont Pompoko et Nausicaa)

Héhé. Bah oui, tu me l'avais conseillé à l'occasion il y a quelques mois et j'ai pensé inaugurer l'année avec ce film. J'en n'entends en effet que du bien partout de ce Myazaki, J'ai 38 ans et je n'en'ai toujours pas regardé un seul. Faut plus que j'attende le déluge et je vais foncer, en commençant par les deux cités juste en haut. Par contre, ça risque d'être un déluge de films, haha. Et comme dit en haut aussi, faudrait que je regarde d'autres Takahata. 

 

Merci pour vos commentaires. :)

 

Edit : Je viens de voir que le monsieur qui est derrière le chef-d'oeuvre que j'ai vu est décédé l'année dernière... 

C'est triste. Il avait l'air d'être un grand homme. :(


Modifié par Ragna, 02/01/2019 - 14:12.

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#5711 Luigi

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Posté 02/01/2019 - 19:53

Vu Le Conte de la princesse Kaguya en VF, long métrage d'animation de Isao Takahata


10/10

Intrigué je l'ai visionné et j'ai adoré ! Une œuvre d'art comme seul les japonais en sont capables. C'est magique, poétique et tellement rafraîchissant... Je vais visionner le tombeau des lucioles pour voir si son chef d'oeuvre me fait encore plus d'effets...

Modifié par Luigi, 02/01/2019 - 21:56.


#5712 Ragna

Ragna

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Posté 02/01/2019 - 21:09

^^


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#5713 Meat

Meat

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Posté 04/01/2019 - 10:24

J’ai oublié de le préciser, mais il y a deux semaines j’ai fini les BAKI de Netflix.

Alors moi qui à la base n’est pas fan des adaptations trop fidèles, j’ai pris un pied fou sur celle-ci. Certaines scènes et répliques gagnent vraiment en puissance grâce aux doubleurs et aux effets sonores. Le découpage em épisode est plutôt pas mal, et la série bénéficie d’un rythme correct.
On regrettera tout de même de grosses baisse de la qualité d’animation d’un épisode à l’autre (certains sont même carrément moches), une espèce de filtre/contour noir sur l’écran, qui a mon avis sert de cache misère, et pas mal de références qui seront perdues pour ceux qui n’auraient pas lu (ou vu) la première série.

#5714 Luigi

Luigi

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Posté 04/01/2019 - 11:43

En ce moment je visionne la série "Attack on Titan" et vraiment je kiffes !!! Il se passe toujours quelque chose, l'histoire avance bien et il y a plein de rebondissements, l'action est ultra ouf. Je viens de commencer la saison 3 et c'est toujours intéressant.
Super animé !

#5715 Ragna

Ragna

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Posté 04/01/2019 - 13:20

Faut que je pense à me mater la S3 de Shinjeki no Kyojin, j'ai du retard. C'est d'une traite cette saison ou en plusieurs parties ?


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