En Bundesliga ? On parle quand même du championnat où se sont plus ou moins imposés Kagawa, Okazaki, Hasebe, Hosogai, Uchida, Hiroki Sakai, Gotoku Sakai, Kiyotake, Inui (certes, il a complètement disparu de la circulation cette saison) et où Osako après seulement quelques moins en B2 devrait déjà partir pour un club de première partie de tableau de B1 (on parle surtout du Borussia Dortmund) ? Il y a bien eu de gros ratés comme avec Usami et Otsu, mais globalement, la filière japonaise de Bundesliga est quand même une belle réussite actuellement. Sans compter les joueurs japonais qui évoluent ailleurs en Europe comme Nagatomo qui est devenu l'un des joueurs majeurs de l'Inter où il a même porté le brassard et Honda dont le passage à Moscou a été une belle réussite, même si il a plus de mal au Milan AC. Yoshida, ce n'est pas dégueu non plus à Southampton. Moins cette année avec la concurrence de Lovren et les blessures, mais sa première saison était plus que satisfaisante.
Et puis le football japonais a quand même gagné une certaine reconnaissance aujourd'hui. On n'est plus à l'époque où des mecs comme Nakamura et Nakata faisaient figure d'exception en terme de talent.
Le problème, c'est vraiment que les japonais sont absolument nuls en affaire. Résultat: ils vendent tous leurs meilleurs joueurs ou espoirs à très faible prix.
Et non, la J-League, ce n'est pas un championnat bidon. C'est plus ou moins le même niveau que les championnats secondaires européens comme la Suisse ou les Pays-Bas. C'est un championnat peu physique et très technique, et qui a encore beaucoup apprendre sur le plan tactique, mais c'est un championnat très agréable à regarder. La seule grosse différence, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'équipes qui ressort plus qu'une autre en haut du classement comme cela peut être le cas du FC Bale, de l'Ajax, le Celtic, de l'Olympiakos ou des clubs d'Istanbul en Turquie. Grosso modo, un niveau global équivalent mais un manque de vrais ténors. Mais en même temps, la J-League n'a que 21 ans.