/Attention, ceci est un pavé/
J'ai bien aimé FFTA aussi même s'il est bardé de défauts. C'est peut être parce que je n'avais pas fait FFT avant mais j'ai pas mal accroché à cette ambiance un peu naïve et le scénario est pas trop mauvais, c'est juste qu'on a une scène qui le fait avancer toutes les 30 heures (ça me rappelle un certain FFXII ça). Evidemment, c'est loin d'être un jeu exceptionnel, c'est juste un bon jeu doté d'un nom qui lui fait du tort, je pense.
Bon, j'ai enfin fini Devil Summoner: Raidou Kuzunoha vs the soulless army (genre Atlus aurait pas pu trouver un nom plus court et moins relou) avec 17 heures au compteur et c'est une petite déception. Le principe du jeu, faire des enquêtes tout en cassant du démon est très sympathique et avait un potentiel certain et je dois bien avouer que ça a réussi à faire illusion lors des premières heures du jeu mais très vite, les défauts du jeu m'ont sauté aux yeux.
En premier arrive le système de combat, bien qu'il soit assez dynamique et pas déplaisant, il se révele vite limité (aucune attaque spéciale avec le héros, on se retrouve à bourriner le bouton carré, super) et surtout le nombre de combats est propremement hallucinante, méler combats aléatoires avec un système de combat type A-RPG est une mauvaise idée surtout lorsque presque tous les endroits du jeu sont infestés d'ennemis, les combats sont assez longs et vu leur fréquence démoniaque (lol) on s'en lasse très vite et on se retrouve à fuir la plupart des combats par pur ras le bol.
De plus, le déroulement des enquêtes est parfois lourdingue surtout lorsqu'on se retrouve bloqué parce qu'on a pas de démons ayant la bonne capacité. En effet, dans ce jeu, il est possible d'être accompagné d'un démon lors des phases d'exploration afin d'utiliser ses capacités spéciales, il s'agit en soi d'une excellente idée mais devoir retourner jusqu'au magazin pour invoquer un démon possédant la bonne capacité est vraiment chiant.
Autre problème, l'intelligence artificielle des démons alliés en combat, c'est bien simple, ils font n'importe quoi,dépensent les MP sans réflechir et foncent tête baissée dans les attaques ennemies. Bien sûr, il est possible de leur donner des ordres à tout moment (via un sous menu) mais je n'aurais pas craché contre un système plus ergonomique.
On pourrait aussi chipoter en disant qu'un chapitre est totalement inutile, aussi bien au niveau du gameplay que du scénario et ne semble être là que pour allonger la durée de vie mais passons.
Toutefois, le jeu reste très sympa grâce nottament à son ambiance absolument délicieuse, prendre le Japon du début du XXème siècle est une idée assez géniale et peu vue dans les jeux video. Le découpage du scénario en chapitres qui semblent d'abord indépendant mais qui finissent par former un tout est plutôt réussi et qui se laisse suivre sans problème, le scénario étant interressant sans non plus avoir rien d'exceptionnel. De plus, même si les combats aléatoires sont lourdingues, les combats contre les boss sont plutôt dynamiques et demandent une plus grande "stratégie" que les autres même si ça n'atteint pas des sommets de subtilité. Le système de fusion est là encore plutôt efficace même si beaucoup moins poussé et riche que dans les autres Megaten auxquels j'ai joué, dommage. Quand à la bande son, elle est remplie de thèmes jazzy bien plaisants et de thèmes hard rock lors des combats plutôt dynamique.
Pour résumer, un bon petit jeu mais qui reste un gachis à cause de défauts assez rédhibitoires. Un ptit 3/5 quoi.
Parallèlement, j'ai également fini Okami sur PS2. Il faut avant tout savoir que je suis un gros Zelda fanboy en phase terminale avant d'être un fan de RPG et je dois avouer que je me demandais si Clover réussirait à égaler Nintendo sur son propre terrain. Et je dois avouer m'être pris une claque monumentale avec ce jeu qui use habillement des codes de la série de Big N tout en gardant sa propre identité.
Ce qui marque en premier lieu est l'aspect graphique très stylisé et unique donnant l'impression de jouer dans une estampe animée, le résultat est absolument enchanteur du début à la fin. Cette beauté des décors est sublimée par des musiques franchement géniales, peu de thèmes sont désagréables dans le jeu et l'association des graphismes et des musiques rend le tout fabuleux, je dois bien avouer être resté longtemps à gambader sur la plaine juste pour le plaisir d'admirer les graphismes et d'écouter la musique.
Le gameplay quant à lui est simple et efficace et repose surtout sur le pinceau céleste qui permet de faire tout plein d'actions de façons simple et efficace sans passer par des menus pour selectionner le bon objet comme le ferait un Zelda. Il est aussi à noter que les séquences de combat sont séparées des séquences d'exploration, les ennemis sont présentés sous forme de parchemins volants qui nous font rentrer en phase de combat en arène lorsqu'on les touche. Ces combats sont dans l'ensemble peu interressants et répétitifs et il s'agit certainement d'un des gros défauts du jeu, toutefois, le fait qu'on puisse les éviter facilement règle plus ou moins ce problème donc ça ne gene pas tant que ça.
Les donjons sont tous très courts (bon ok, sauf l'Ile Oni) et très simples, ils ne poseron aucun problème à ceux qui ont touché à un Zelda avant. Okami ne rivalise absolument pas avec Zelda pour ce qui est des donjons mais on joue pas vraiment à ce jeu pour les donjons au contraire de la série de Nintendo (Majora's Mask étant une exception).
Les quêtes annexes sont nombreuses et dans l'ensemble assez interressantes et motivantes. Il est aussi à noter qu'il existe un système d'évolution passant par des points de bonheur, en faisant une bonne action (nourir des animaux, fleurir un arbre, aider des gens, bref tout plein de trucs) on gagne ces fameux points qui permettent d'améliorer les capacités d'Amaterasu, une très bonne idée qui motive pas mal à s'interresser aux à coté du jeu.
Le scénario du jeu est excellent pour un Zelda like, long, parfois épique, parfois drole, il tient en haleine et donne envie de continuer même s'il est souvent assez prévisible. Le fait qu'il soit inspiré de la mythologie japonaise est aussi très interressant surtout le fait qu'il la détourne parfois pour se créer sa mythologie propre, il en résulte au final une ambiance fantastique.
Les combats contre les boss sont excellents, dynamiques et demandent d'utiliser assez souvent le pinceau ce qui les rend bien plus subtils que les combats normaux, de plus ils sont assez souvent sacrément épiques même si trop faciles. A ce sujet, les boss de l'avant dernier donjon et la dernière forme du boss de fin avec sa musique divine resteront probablement dans ma mémoire. Il reste dommage qu'on doit se retaper un nombre de fois hallucinant certains boss, surtout qu'il ne s'agit aucunement des boss les plus interressants.
Au final, mon Zelda like préféré juste derrière Majora's Mask qui possède une ambiance géniale et inimitable qui gomme tous ses défauts (tout du moins dans mon cas). Il ne réinvente pas la formule Zelda mais l'utilise avec brio et la détourne pour créer une formule très efficace et fraiche ce qui fait du bien après des Zelda qui s'embourbent trop dans leur classicisme.
Il frolle le 5/5 mais écoppe à la place d'un 4,5/5 à cause de petits défauts assez agaçants mais qu'on oublie bien vite.