Films vus dans la semaine :
Rouge, Le Fantôme de Hong Kong (Stanley Kwan, 1988)
Film vu au Festival des 3 Continents de Nantes qui repasse 30 ans de Montgolfière d'Or.
Pensant que son ancien amant (Leslie Cheung) s'est réincarné depuis, une jeune femme (Anita Mui) décédée voilà plusieurs dizaines d'années, revient hanter Hong Kong pour retrouver cet homme qui est toujours l'amour de sa vie. Même après la mort.

Un drame nostalgique qui illustre un Hong Kong en pérpetuel changement. Quelques très belles scènes, mais à un peu vieilli et parfois difficile à suivre (j'imagine, plus vis à vis du public occidental).
Le film prend une ampleur particulière lorsque l'on sait qu'Anita Mui et Leslie Cheung sont deux stars du cinéma HK décédées en 2003.
Time and Tide (Tsui Hark, 2000)
Le 6éme jour, Dieu créa l'Homme à son image.
Le 7éme, il le regrettait déjà...
Culte !
Diffusé en seconde partie de soirée après Rouge dans le cadre d'une case "à l'heure du genre" programmée au festival, une case remplie de films déjà diffusés excepté l'inédit coréen The Chaser.
Autant le dire tout de suite, Time and Tide est un chef d'œuvre du film qui bouge et je ne pouvais rater sa diffusion lorsque j'ai vu qu'il était dans le programme.
Tyler (Nicholas Tse) est un agent de sécurité débutant, espérant faire rapidement de l'argent pour aider une ex-inspecteur de police, Jo (Cathy Tsui), qui est tombée enceinte suite à une nuit avec lui. Il rencontre Jack et sa femme (Wu Bai et Candy Lo) lors de son travail et tous sympathisent. Jack est un ex-mercenaire venant d'Amérique du sud, et son ancien patron tente de le forcer à retravailler pour leur groupe. L'affaire devient plus sanglante après que Jack ait éliminé son patron et que les mercenaires le pourchassent. Tyler est accidentellement impliqué dans l'histoire et doit protéger la femme de Jack, elle aussi enceinte.


Notez la référence à Fight Club. Time and Tide est un ovni autant qu'un chef d'oeuvre immanquable du cinéma de genre. Drôle, constamment innovant, classieux à mort... un art du montage tétanisant, des plans jamais vus alors (à l'intérieur d'une machine à laver, une caméra jetée d'un immeuble pour suivre le saut d'un cascadeur...), une photographie magnifique, une narration à vous donner la migraine lors des premières visions mais tellement évidente au bout de la 3éme... Time and Tide est un film à voir et surtout à revoir, il est autant un film d'action complexe qui ne prend jamais le spectateur pour un con mais qui élève sans cesse le cinéma de genre vers le haut qu'une chronique sociale doublée d'un film positif qui rend véritablement heureux. Une séance jubilatoire au bout de laquelle le film fut applaudis !
La classe mondiale, en somme. (comme souvent avec ce réalisateur...)
Jiburo / The Way Home (LEE Jeong-Hyang, 2002)
Vu en dvd. Pour les vacances, Sang-woo est contraint d'aller à la campagne chez sa grand-mère qu'il ne connaît pas. Mordu de jeux vidéo et de super-héros, ce jeune citadin doit apprendre à s'adapter à cette vie en pleine nature et à cohabiter avec cette vieille femme aussi lente qu'une tortue...

"Un film où côtoie le rire et la tendresse, un film qui rend heureux" qu'il est dit sur la jaquette. Ben on s'ennuie beaucoup et on ne rigole pas vraiment non plus, pas vraiment de quoi rendre heureux. Filmé comme un téléfilm, Jiburo ne raconte pas grand chose et s'il n'évite pas tous les clichés, dans un certains sens évite le mélo facile : Le film ne sera jamais vraiment comme on l'attend et tout ne se passera que durant le plan final. Un peu léger mais plutôt sympathique, j'en attendais plus.