C'est clairement de l'intimidation, je ne sais pas qui est cette "femme du patron" mais a-t-elle un réel pouvoir dans ton entreprise ?
Si c'est la femme du patron, ce n'est pas le patron...
Le truc, c'est que cela coute de licencier un employé, donc le mieux est encore qu'il parte de lui-même.
Procédé classique (et illégale) : menace, intimidation (on connais pleins d'avocats qui vont te pourrir => mais lol, moi j'en connais plein des pourris dans ma poubelle...)
Procédé classique et moins illégale : le changement de poste désagréable, la mise au placard quoi
Le but étant de pousser l'employé à démissionner car cela ne coûte rien à l'entreprise.
Si cela se trouve, il n'y a même pas de femme du patron ou de patron tout court dans cette histoire et c'est peut-être même celle-là même qui t'a dit "j'ai tenté de te défendre hein, mais..." qui cherche à te voir partir => compassion tout ça pour te faire passer une grosse déchéance bien dégueux comme la seule alternative à ton départ et ainsi te pousser vers la sortie (enfin j'extrapole là).
Le problème est que quand cela part dans ce genre de trucs, ça va puer de toutes façons pour l'employé car s'il s'accroche et reste, il aura "toute la direction" (ou au moins une partie) contre lui et parfois même ses collègues qui seront "montés" par cette même direction (un truc classique : "je t'aurais bien augmenté mais je ne peux pas, on a trop de personnel inutile comme Machin"). Le mieux étant encore (à mon sens) de négocier une rupture conventionnelle et partir avec de la thune (et de préférence après avoir trouvé un autre emploi).
Mais, là tout de suite avant de partir dans un bad trip (ce que j'écris est vraiment le pire qu'il puisse arriver), relis ton contrat. Si ton poste y est bien défini, ils ne peuvent pas le changer légalement sans un avenant que les deux parties doivent signer (et si tu n'es pas d'accord, ben niet). Sinon tu n'as pas vraiment ton mot à dire (et la mobilité/flexibilité est souvent une clause de base dans les CDI). Du coup, tu n'auras comme seules armes que les arrêts maladie (qui sont légalement irréprochables) et les menacer à leur tour de poursuite pour harcèlement moral (mais c'est difficile à prouver). Tu peux déjà prendre rdv avec ton médecin traitant pour lui en parler. Les médecins ont aussi un rôle psychologique avec leurs patients vu qu'ils peuvent les arrêter pour dépression et prescrire des traitements. Parles-en avec tes collègues aussi pour voir si tu es la seule dans cette situation et si tu as une chance de soutien auprès d'eux et va voir les syndicats.
Après, tout dépendra surtout de ce que toi tu veux, tu souhaites rester dans cette boite ou pas ?
Au final, s'ils te licencie sans véritable bonne raisons, cela pourra se finir au prud'hommes pour licenciement abusif.
Y obtenir gain de cause n'y est pas si aisé et est surtout long. Il vaut mieux avoir de solides finances de côtés pour supporter ça ou encore d'avoir trouver un autre emploi à côté.