La plupart du temps, ces détracteurs de la violence dans les jeux video sont eux-mêmes incapables de se projeter dans un jeu de manière abstraite, et sont donc confrontés à leurs propres peurs de violence, tellement ils sont endoctrinés dans la violence environnante (ici le cas du journalisme, mais également certains parents qui n'arrivent pas à décrocher des informations audiovisuelles, ou par sentimentalisme exacerbé).
On se retrouve toujours face à un faux-débat de la violence subie ou passive (par les média, par la "normalité") jugée souvent comme légitime, contre la violence choisie ou active principalement dans le jeu video à cause de l'interactivité. J'avoue être d'accord pour qu'on se pose des questions (j'apprécie d'autant plus les RPG de par les choix, et surtout ceux qui permettent d'avoir une alternative à la violence physique, à l'aide de la diplomatie, du subterfuge etc...).
Mais c'est toujours une grande hypocrisie globale: il n'y a qu'à voir l'axiome fusionnel qui relie la notion d'accomplissement à celle de lutte, et donc au conflit. Dans les JV, le moindre petit Mario ou Sonic, il tue des "méchants", et quand on perd, le personnage meurt. (Même dans Pacman, on peut se faire tuer ou tuer des fantômes, lugubre au fond, n'est-ce pas?) Donc ça date pas d'hier.
Et puis les personnalités politiques ne font-elles pas état de leur cause sous forme de "lutte", de "combat", de "bataille"? Bel exemple d'incitation à la violence... Et doit-on expliquer aux enfants d'où vient le steak hâché qu'on leur donne au repas?
De toute façon, une autre question n'est-elle pas: "Quid des pistolets en plastique, des soldats de plomb et des épées en bois, des petites voitures qui se font exploser, des mechas sur-armés?"
Mais bizarrement, ça, cette journaliste (comme tant d'autres) élude ces problématiques.