Je suis impressionné Medion, être traité de facho, c'est pas un extrême ? Devant une caméra, devant des million de téléspectateurs ? Parce que quand Mélenchon s'adresse à la caméra, il s'adresse à l'audience du Petit Journal également. Un personnage politique qui pèse 11% dans l'opinion française peut-il se permettre ce genre de débordements ? Et jamais, je dis bien jamais, le Petit Journal n'a insulté de cette façon Mélenchon. Il l'a caricaturé oui, comme tous les autres politiques, et Mélenchon est loin d'être celui qui s'en prend le plus.
Je veux quand même rappeler que hier, RSF a publié un rapport qui atteste de l'assassinat d'un journaliste tous les cinq jours dans le monde. Il s'agissait de la journée mondiale de la liberté de la presse. A cette occasion, Ban Ki-moon était devant l'assemblée générale de l'ONU pour parler du traitement de la presse dans le monde. Au Maroc on a enfermé pendant un an un journaliste pour désinformation, au Mexique on découvre des cadavres de journalistes avec des traces de strangulation et deux sont actuellement portés disparus, sans compter les 24 derniers tués ces douze derniers mois en Amérique Latine. Et nous, cinquième puissance mondiale, initiatrice de la DDHC, on envoie ce message en pleine campagne présidentielle, alors que tout le monde nous regarde ? Avec un Sarkozy qui argue "je condamne, mais je justifie", un Estrosi qui prend a parti des journalistes de France 3 Côte d'Azur de façon honteuse, et Mélenchon (11% bordel) qui traite de fachos des journalistes (dans la vidéo on remarque que le journaliste se prend une baffe au passage dans la foule). Sans compter les militants, FN comme UMP, qui prennent a parti les journalistes, à la limite de les agresser physiquement. Les responsables politiques n'aidant pas à calmer le jeu avec leurs constantes tirades contre les médias, ne se rendant pas compte de quoi sont capables les foules, de quelque bord que ce soit. C'est cette liberté de la presse qu'on veut montrer aux assassins du monde ?
C'est pas à toi que je vais apprendre que la frontière entre la virulence de la parole et les gestes n'est que très mince, surtout en groupe.